Hier c'est de l'histoire
Demain est un mystère
Aujourd'hui est un cadeau
C'est pourquoi on l'appelle Présent

Jdan Noritiov

 

Un recensement résolu

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 Un recensement résolu

Je travaille depuis quelques semaines sur la reconstitution de la belle-famille en partant de quelques générations précédentes. J’ai saisi toutes les informations disponibles depuis les registres, tables et recensements. Il y a une génération qui m’a posée problème, celle de la troisième génération du grand-père lignée paternelle et de ses frères et sœurs,  soit à partir du 22 janvier 1856, année du mariage de leurs parents.

SYLVESTRE, Olivier
Baptême : 5.8.1831 - Saint-Barthélemy
Naissance : 5.8.1831 - Saint-Barthélemy
Décès : 1.1.1920 (88 ans) - Louiseville
Inhumation : 5.1.1920 - Louiseville

BÉRARD, Eulalie
Naissance : 12.1834 - Saint-Barthélemy
Décès : 17.2.1887 (52 ans) – Louiseville

Type d'union : mariage Ages au mariage : Elle a 21 ans - Il a 24 ans
Mariage religieux : 22.1.1856 - Saint-Barthélemy

ENFANTS
- SYLVESTRE, Georgina
Naissance : 1857
Mariage religieux : 1.8.1882 - Sainte-Ursule avec LAMBERT, Hercule
Décès : 27.7.1899 (43) - Sainte-Ursule
- SYLVESTRE, Georges
Naissance : 12.1857
Mariage religieux : 11.1.1881 - Saint-Cuthbert avec LAFONTAINE, Malvina
Décès : 14.7.1939 (81) - Louiseville
- SYLVESTRE, Marie Asilda
Naissance : 30.5.1859 - Saint-Barthélemy
Décès : 18.4.1862 (2 ans) - Saint-Barthélemy
- SYLVESTRE, Marie Louise Rose de Lima
Naissance : 27.1.1863 - Saint-Barthélemy
Mariage religieux : 12.7.1887 - Louiseville avec LESSARD, Adolphe
- SYLVESTRE, Delima
Naissance : 24.1.1864
- SYLVESTRE, Joseph Alfred
Naissance : 3.2.1865 - Saint-Barthélemy
Mariage religieux : 15.2.1887 - Louiseville avec GAGNON, Azilda
Décès : 16.2.1947 (82 ans) - Manseau
- SYLVESTRE, Alexis
Naissance : ~ 1866
- SYLVESTRE, Anézie
Naissance : 24.10.1866 - Saint-Barthélemy
Décès : > 1881 (14 ans au moins)
- SYLVESTRE, Deline
Naissance : 12.10.1868 - Saint-Barthélemy
Décès : 6.5.1869 (6 mois) - Saint-Barthélemy
- SYLVESTRE, Norbert
Naissance : 12.10.1868 - Saint-Barthélemy
Mariage religieux : 25.2.1895 - Louiseville avec BÉLAND, Denise-Angèle
Décès : 27.6.1949 (80 ans)
- SYLVESTRE, Julie
Naissance : 24.7.1870 - Saint-Barthélemy
Décès : 27.4.1871 (9 mois) - Saint-Barthélemy
- SYLVESTRE, Celina
Naissance : 7.2.1872 - Saint-Barthélemy
Décès : 11.5.1874 (2 ans) - Saint-Barthélemy
- SYLVESTRE, Hermina
Naissance : 5.11.1874 - Saint-Barthélemy
Mariage religieux : 28.10.1895 avec FRECHETTE, Avila
Décès : 13.12.1907 (33 ans)
- SYLVESTRE, Marie Alma Édouardina
Naissance : 19.11.1876 - Saint-Barthélemy
Décès : 9.11.1958 (82) - Louiseville
- SYLVESTRE, Marie Anne Fabiona
Naissance : 21.7.1879 - Saint-Barthélemy
Mariage religieux : 3.9.1906 - Saint-Cuthbert avec HOULE, Joseph Aristide
Décès : 8.8.1950 (71) - Montréal

De cette liste il y a un enfant, Alexis né vers 1866 âgé de 14 ans, dont la seule trace que j’avais est sa présence au recensement de 1881 mais inconnu de celui de 1871 alors qu’il aurait dû être là vu son jeune âge. Je sais que les recensements sont loin d’être exacts alors j’avais laissé cet Alexis dans ma base après avoir échoué dans la recherche des registres.

Tout récemment j’ai rencontré le fils ainé d’Olivier, on l’appelle mononcle Jean-Marie, il a maintenant 90 ans et il a une mémoire familiale encore infaillible. Il possède également un vieux calepin dont une de ses tantes avait noté des noms et des dates, un véritable trésor !

Je me décide alors à recouper mes informations avec les siennes et on s’aperçoit rapidement qu’Alexis ne correspond à personne de connu. Mononcle Jean-Marie a beau chercher dans sa mémoire et pour lui c’est impossible : " il n’y a jamais eu d’oncle Alexis, il n’a jamais existé ". Alors on s’met à jaser, mononcle Jean-Marie raconte quelques anecdotes jusqu’à ce qu’il vient de souligner un point important : à cette époque très peu de gens savaient lire et écrire, Olivier le grand-père de mononcle Jean-Marie était illettré. J’ai les deux recensements sous les yeux et c'est là que je détecte l'erreur ...


 Recensement de1871 Recensement de 1881  

   
Sylvestre Olivier H 39
Eulalie F 36
Georgina F 14
George H 13
Marie F 9
Delima F 8
Anézie F 4
Norbert M 2
Julie F 8/12
Edouardina F 4
Fabiola F 1
Sylvestre Olivier H 49
Eulalie F 46
Georgina F 23
Marie F 19
Delima F 18
Alexis H 14
Joseph H 16
Hermina $ 6
Edouardina $ 4
Fabiola $ 1

... c’est le recenseur qui a écrit et il s’est trompé ! Ce n’est pas Alexis mais Anézie, celle qui est présente au recensement de 1871 âgée de 4 ans mais absente en 1881. Du genre féminin elle s’est fait attribuer le genre masculin, le recenseur a écrit ce qu’il a cru comprendre (Aléxis est proche d'Anézie) en commettant une deuxième erreur, Olivier le grand-père n’a pu vérifier les données. Mononcle Jean-Marie agrée : " ça fait du bon sens c'te fois ".

Conclusions :
- J'aurai gardé et diffusé cette erreur si je n'avais jamais rencontré mononcle Jean-Marie.
- Recouper autant que possible les écrits avec la mémoire familiale.

Articles en relation :

Officiel ne veut pas dire exact
Qui a répondu au recensement ?

  Et vous, avez-vous trouvé des erreurs sur les recensements ? Interrogez-vous vos ainés ?

 

On ne badine pas avec les sorciers

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On ne badine pas avec les sorciers

 

Camille Saint-Saëns - Danse macabre
Interprète : Angèle Dubeau et la Pietà

 

 

Il fut un temps où une personne soupçonnée de sorcellerie était envoyée sur le bûcher sans jugement. Ce temps ne fut pas si loin des cas ci-dessous, sans doute que certains sorciers ont été brulés après cette époque. Très peu d'histoires de sorcières ont marqué le passé québécois, les archives historiques ne conservent qu'un très petit nombre de mentions de sorcellerie ayant mené à des condamnations à mort.

Monseigneur de Saint-Vallier avait défini les gestes licites par l’Église pour faire fuir le Malin, les méthodes non orthodoxes relevaient donc de la superstition, de la magie et de la sorcellerie mais la limite entre les deux était floue !

Le clergé avait d'autres préoccupations que celles que de surveiller les pratiques peu chrétiennes de ces hommes et femmes qui n'étaient en fait que des guérisseurs mettant leurs connaissances en herboristerie au service de la communauté. Une certaine Anne la Marque aurait pratiqué de la sorte vers l'an 1680 dans la région de Saint-Jean-Port-Joli. Les pratiques autochtones transmises aux blancs sont quelque peu citées dans l'histoire québécoise.

Daniel Vuil excommunié et exécuté


(Image source : Portail des collections des musées de France)

À Québec en 1661, Daniel Vuil fut excommunié et exécuté suite au récit d’une jeune fille nommée Barbe Haley qui se plaignait qu’il la harcelait de démons, ceci se passait pendant une épidémie de coqueluche dans la colonie, on disait que les sorciers avaient empoisonné l’air. Mais si l'on regarde de près sa condamnation à mort, elle était plutôt liée au fait qu'il se livrait au trafic d'eau-de-vie (*) avec les autochtones.

Monseigneur de Laval croyait à la culpabilité de Vuil, c'est du moins ce qui ressort du titre des documents qu'il envoya en France à ce sujet :
1. de l'infestation diabolique qui a suivi Barbe Haley, et de Daniel Vuil accusé de sortilège.
2. Par quelles marques on a reconnu l'infestation diabolique.
5. Permission de faire publier monitoire contre Daniel Vuil et autres sorciers, du 18 février 1661.
10. Sentence provisoire contre Daniel Vuil de l'onzième mars 1661.
12. Ordonnance du 12e mars publiée à l'Église le 13e par laquelle il est défendu de conserver avec Daniel Vuil.
13. Preuves contre Daniel Vuil accusé de sortilège.
17. Proposition contre les sorciers.

Il fut finalement « arquebuzé » à Québec le 7 octobre 1661 pour avoir traité illégalement de l’eau-de-vie avec les Indiens.
(*) La traite de l’eau-de-vie avait toujours été interdite en Nouvelle-France. Mais, depuis l’arrivée de Monseigneur de Laval, l’Église et l’État avaient uni leurs efforts pour mettre fin à cette pratique commerciale.
Source : Les pratiques de dévotion en Nouvelle-France

 

René Besnard emprisonné et exilé


(Image - aiguillettes : cordonnets ferrés aux deux bouts, servant à attacher la braguette aux hauts-de-chausses)

Le 12 août 1657, Pierre Gadois épousait Marie Pontonnier, le père Claude Pijart bénit l’union et prononça le traditionnel « nulloque legitimo impedimento detecto ». Mais il y eut un empêchement. Mlle Pontonnier avait préféré Gadois à un autre prétendant. L’amoureux évincé, qui se nommait René Besnard dit Bourjoly, caporal dans la garnison de Ville-Marie, proclama que l’union demeurerait stérile. Comme l’épouse n’était pas encore enceinte après un an de mariage, on accusa Besnard d’avoir causé l’impuissance du mari par des paroles incantatoires prononcées sur un cordon noué trois fois (le nouement de l’aiguillette).
À la suite des plaintes que portèrent les époux lésés et d’autres personnes, on convoqua, en novembre 1658, une commission seigneuriale qui devait enquêter sur les accusations de sorcellerie formulées contre René Besnard. L’accusé nia avoir pratiqué la sorcellerie, bien qu’il prétendît que la femme de Gadois lui avait promis ses faveurs s’il consentait à reconnaître avoir jeté un sort et à rompre le maléfice. Confronté avec des témoins devant qui il s’était vanté publiquement mais à demi-mots de « scavoir Nouer lesguillette », Besnard répliqua qu’il voulait alors parler des cordons de ses chausses. Le sieur de Chomedey de Maisonneuve, qui faisait office de magistrat, envoya le caporal en prison et, par la suite, l’exila.
Source : R.-L. Séguin, La sorcellerie au Canada français du XVIIe au XIXe siècle

François-Charles Havard de Beaufort envoyé aux galères

François-Charles Havard de Beaufort, dit L’Avocat était un faux sorcier, il se servait de ses talents de beau parleur et d’amuseur public pour abuser de la naïveté des gens et de se faire de l’argent. Là où Beaufort s'est fait remarqué à Montréal c’est qu’il a plusieurs fois essayé d’identifier des voleurs lors de scènes montées de toute pièce en utilisant des miroirs, chandelles, poudre à tirer, huile de vipère, crucifix et livre de prière. Il plongeait la pièce dans le noir en récitant des prières en latin et le visage du voleur devait se dessiner sur le miroir. À chaque fois ce fut un échec, Beaufort disait qu’il était incapable de faire apparaître le visage.
La nouvelle de cette séance de sorcellerie se répandit Montréal et finit par parvenir aux oreilles de la justice. Le 29 juin 1742 les autorités judiciaires faisaient emprisonner Havard de Beaufort ainsi que ses acolytes : Charles Lanoue, Charles Robidoux et sa femme Anne Lehoux, tous trois accusés de complicité. Beaufort était accusé d’« avoir profané les paroles du Nouveau Testament ainsi que la Représentation de Jésus Christ crucifié, en faisant servir l’un et l’autre à des pronostications et autres usages profanes et illicites ».
Le 13 août 1742, après un procès d’un mois et demi, l’accusé fut trouvé coupable de « profanations de choses saintes » et condamné à passer cinq ans sur les galères du roi et d’être exposé devant la porte principale de l’église Notre-Dame en portant deux écriteaux  de l’objet de sa condamnation, l’un sur son dos, l’autre sur sa poitrine.
Le 17 septembre 1742, la cour d’appel maintint les verdicts de culpabilité du tribunal mais elle diminua la sévérité des peines en réduisant le temps de service sur les galères du roi de cinq à trois ans, mais elle ajouta la peine du fouet.
François-Charles Havard de Beaufort passa en France sur le vaisseau du roi à l’automne de 1742 pour y être embarqué sur les galères du roi. Sa trace sera perdue par la suite.
Sources : Documents de la juridiction de Montréal, XVII, août 1742. Revue canadienne - Volume 7

Quelques plaintes sans grandes conséquences

(Image : condamnation d'une sorcière à Salem)


1. Enregistrement d’une ordonnance de Jacques Raudot, conseiller du Roi en ses conseils, intendant de justice, police et finance en Nouvelle-France, au sujet de plaintes portées par François Baribault (Baribeau) et sa femme, en quoi François Dessureaux, Jean Dessureaux et Jean Baril font difficulté de consentir au mariage de Pierre Baribault avec leur soeur, accusant la femme dudit François Baribault d’être une sorcière, pourtant reconnue par les curés de Batiscan où elle demeure et par tous les autres gens de bien pour une honnête femme et bonne chrétienne, les sieurs Dupré, curé de Batiscan, et Boy (Bois), à présent curé dudit lieu et le père Raffeix, procureur des Révérends Pères Jésuites, seigneurs dudit lieu, ont informé de la bonne conduite de cette femme; il est alors fait défense à toute personne de quelque qualité et condition qu’elle soit de faire aucun reproche à ladite femme Baribault, à son mari et ses enfants, sous peine de 20 livres d’amende contre tous ceux qui leur feraient de pareils reproches, ladite amende étant applicable à la fabrique de la paroisse de Batiscan; l’ordonnance est mandée et faite à Québec le 29 juillet 1708, signée Raudot et, au bas, est écrit par monseigneur L’Ambert (Lambert), et l’enregistrement a été écrit par le greffier Pottier (Pothier) le 13 juillet 1708 . - 13 août 1708 (Source BAnQ)

2. Requête de Gilles du Pont (Dupont), habitant de l'Arbre-à-la-Croix, demandeur et complaignant, contre Martin Foisy, habitant dudit lieu, défendeur, demandant une réparation car ledit demandeur l'aurait traité de sorcier et qu'il aurait dit, en présence d'un témoin, qu'il avait fait mourir la femme dudit Foisy; le défendeur dit qu'il le reconnaît comme homme de bien depuis au moins 10 ans; avons mis les parties hors de cour et de procès et il est ordonné, à la diligence du procureur du Roi, que la présente sera lue, publiée et affichée à la porte de l'église de Champlain à l'issue de messe paroissiale et avons défendu, audit Foisy, de faire du tort audit du Pont sous peine de punition corporelle et de réparation, ledit Foisy est condamné à payer 40 sols pour dommages et intérêts audit du Pont et les dépens modérés à 6 livres et 10 sols, signé Boyvinet (Boivinet) . - 2 août 1677 (Source BAnQ)

3. Report de la sentence du juge prévôt Paul-Antoine-François Lanouillier (Lanoullier), sieur Desgrandes (Desgranges), dans la cause opposant Jean Merdieu (Mérieu) dit Bourbon, habitant de la jeune Lorette (Nouvelle-Lorette), à Pierre Falardeau, aussi habitant dudit lieu, et à sa femme Marie-Agnès Fluet, ledit Merdieu (Mérieu) accusant les défendeurs de l'avoir injurié en le traitant de sorcier, et ordonnance à l'effet que les dénommés Fréchet (Frichet) et Massé soient assignés à comparaître comme témoins dans cette affaire . - 16 juin 1757(Source BAnQ)

4. Requête de Louis David, soldat des troupes du détachement de la Marine, compagnie d'Esgly, logé en la maison du sieur Pierre Jourdain dit Belleroche, boucher de la ville de Québec, contre la femme dudit Jourdain pour atteinte à son honneur; ladite femme ayant raconté à plusieurs personnes que le suppliant était un «sorcier», entraînant ledit David à être calomnier et catégoriser comme un homme de mauvaises moeurs . - 21 juin 1712 (Source BAnQ)

 

Marie-Josephte Corriveau, dite La Corriveau


 


Née en 1733, Marie-Josepthe Corriveau épousa Charles Bouchard en 1749 avec qui elle eut trois enfants. Devenue veuve en 1760, Charles Bouchard fut trouvé mort avec du plomb fondu dans l'oreille, elle s'unit dès 1761 à Louis Dodier qui trouva aussi la mort (elle aurait, dit-on, tué son deuxième mari à coups de hache à la tête) dans la nuit du 26 au 27 janvier 1763.

Marie Josephte Corriveau est arrêtée et jugée en anglais par le tribunal militaire et injustement reconnue coupable d’avoir assassiné son deuxième mari.  Si le procès avait été équitable elle aurait bénéficié d’un non-lieu pour absence totale de preuve ou encore d’acquittement pour légitime défense compte tenu du fait que son mari la battait. Au lieu de cela elle est pendue et son corps est suspendu dans une cage de fer à Pointe Lévis pour servir d’exemple. Or, certains prétendirent alors que le corps avait disparu mystérieusement une nuit de pleine lune. On décrocha la cage seulement en mai après des demandes répétées des habitants de Lévis qui disaient entendre des plaintes, des grincements des crochets de fer de la cage et d'autres bruits nocturnes venant du carrefour. La légende venait de naître.

La cage de fer a été enterrée derrière l'église, et en 1840, lors de l'agrandissement du cimetière, on la retrouva avec quelques ossements. Elle fut vendue à l'impresario Barnum de New York. En juillet 2012, la cage a été retrouvée au Peabody Essex Museum à Salem, la ville des sorcières.

Article du Devoir daté du 1 août 2012

 

  Et vous, avez-vous des histoires de sorciers ?

 

C'est arrivé un 24 juin

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C'est arrivé un 24 juin...

Le 24 juin est la fête de la Saint-Jean-Baptiste, fête nationale du Québec, cette date est d'abord celle de la fête religieuse célébrant Jean le Baptiste qui s'est plus tard imposée comme fête nationale des Canadiens français, qu'on appelait alors « canadiens », dans le premier tiers du XIXe siècle. Reconnue jour férié par la province de Québec dans les années 1920, le gouvernement souverainiste du Parti québécois l'a déclarée « fête nationale du Québec » en 1977. Certains voudraient que la reconnaissance de la Saint-Jean comme fête nationale efface le nom historique de la fête, sans doute à cause de son héritage catholique, mais les Québécois continuent communément de se souhaiter « bonne Saint-Jean ».

Mais le 24 juin c'est aussi une date d'événements particuliers comme :

24 juin 1497 :
Jean Cabot arrive quelque part en Amérique (nul historien n’est sûr de l’endroit dont il peut s’agir mais il semblerait que ce soit au Nouveau-Brunswick) et prend possession du territoire au nom du roi d’Angleterre.

24 juin 1615 :
La première messe est célébrée sur l'Ile de Montréal.

Nous les fismes donc tous assembler pour leur dire nos volontez, lesquelles entendues, ils nous promirent de nous fournir deux mil cinq cents hommes de guerre, qui feroient merveilles, & qu'à ceste fin je menasse de ma part le plus d'hommes qu'il me feroit possible. Ce que je leur promis faire, estant fort aise de les voir si bien délibérez. Lors je commençay à leur descouvrir les moyens qu'il falloit tenir pour combattre, à quoy ils prenoient un singulier plaisir, avec 16/504demonstration d'une bonne esperance de victoire. Et toutes resolutions prises nous nous separasmes, avec intention de retourner pour l'exécution de nostre entreprise. Mais auparavant que faire ce voyage, qui ne pouvoit estre moindre que de trois ou quatre mois, il estoit à propos que je fisse un voyage à nostre habitation pour donner l'ordre requise, pendant mon absence, aux choses necessaires.

Et le ... jour de ... ensuivant, je party de là pour retourner à la riviere des Prairies, où estant avec deux canaux de Sauvages, je fis rencontre du Père Joseph, qui retournoit à nostre habitation, avec quelques ornements d'Eglise pour célébrer le sainct Sacrifice de la messe, qui fut chantée sur le bord de ladite riviere avec toute devotion, par le Reverend Père Denis, & Père, Joseph, devant tous ces peuples qui estoient en admiration, de voir les cérémonies dont on usoit, & des ornements qui leur sembloient si beaux, comme chose qu'ils n'avoient jamais veue: car c'estoient les premiers qui y ont célébré la Saincte Messe.

Source :  VOYAGES ET DESCOUVERTURES FAITES EN LA NOUVELLE-FRANCE, depuis l'année 1615. jusques à la fin de l'année 1618. Par le Sieur de Champlain Cappitaine ordinaire pour le Roy en la Mer du Ponant.

Un cénotaphe en souvenir du troisième centenaire le 24 juin 1915 a été érigé au parc Nicolas-Viel par la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal.

24 juin 1834 :
Fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste par Ludger Duvernay.

 

24 juin 1872 :
Naufrage du vapeur Adalia sur l'île Saint-Paul.

Le 24 juin 1880, les citoyens de la ville de Québec participant aux festivités de la St-Jean-Baptiste se font chanter un autre Ô Canada, aujourd'hui hymne national du Canada. Il devient populaire très rapidement et on le désigne même comme « hymne national » des Canadiens français. Les paroles sont d'Adolphe-Basile Routhier et la musique de Calixa Lavallée.

Portrait de Adolphe Basile Routhier

24 juin 1912 :
Désastreuse conflagration qui détruisit le quartier est de la ville de Chicoutimi.

 

24 juin 1968 :
Lundi de la matraque : 290 personnes sont arrêtées pendant le défilé de la Saint-Jean-Baptiste, à Montréal.

24 juin 1993 :
Naissance de Kathleen, ma deuxième fille.

 

Bonne Saint-Jean à tous !

 

  Et vous, participez-vous aux fêtes de la Saint-Jean ?

 

Nicolas de père en fils

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Nicolas de père en fils

 

Nicolas Sylvestre, est ancêtre de Chloé aux générations 11, 12 & 13, SOSA 1536, 3524 & 8188, il est né vers 1644 à Pont-sur-Seine (Aube, France) et décédé en 1729 à Neuville (Québec), il est fils de Nicolas Sylvestre (?-1652) et de Tanche Colson (?-1652) il s'est marié à Barbe Neveu en 1667 à Québec.

Il a nommé son premier fils comme lui, Nicolas, né le 10 juillet 1669 à Sillery (Québec). Nicolas fils s'est marié le 23 novembre 1694 à Québec le 23 novembre 1694 avec Jeanne Labadie. Malheureusement Nicolas fils était de santé fragile, il est hospitalisé à l'Hôpital Hôtel-Dieu de Québec et meurt rapidement le 26 avril 1699. Il n'aura eu que deux filles, Marie-Anne et Louise-Angélique.

Les parents, Nicolas et Barbe, attendaient leur seizième et dernier enfant, il voit le jour le 8 juillet 1699, il fut donc nommé Nicolas en souvenir du premier fils disparu.

Les fils prénommés Nicolas se succèderont ainsi de suite jusqu'à la sixième génération, le dernier Nicolas mourut à l'âge de 6 ans. La tradition de conserver le prénom du père fut ainsi respecté.

  Et vous, sur combien d'années un prénom a-t-il duré de père en fils ?

 

Avis de recherche

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Amis généalogistes, je suis à le recherche des frères Sevestre (ou Sylvestre), ou mieux encore leur descendance si possible. Il s'agit d'André et Claude jumeaux baptisés le 10 avril 1635, Martin baptisé le 6 juillet 1636, Laurent baptisé le 16 décembre 1638 et Didier baptisé le 25 mars 1647, tous de Pont-sur-Seine dans l'Aube (10). Les parents sont Nicolas Sevestre (ou Sylvestre) et Tanche Colson (ou Estanche Coleson).

Je suis preneur de toute information car les registres de l'Aube ne sont pas encore en ligne. Vous pouvez diffuser cet appel où bon vous semble (forums, page Facebook, cercles généalogiques, etc.). Merci de votre coopération !

Vous pouvez me contacter via la page de contact en inscrivant de le sujet : Sevestre

 Baptême d'André et Claude

 Baptême de Martin

Baptême de Laurent

Baptême de Didier

Je précise que je ne cherche pas leur sixième fils Nicolas né vers 1644 qui est venu au Québec dont je connais son histoire. Seuls les frères cités au-dessus m'intéressent.

Pas de décès en 1799 chez les Ursulines

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Pour ne fois qu'on est averti qu'il n'y a pas eu d'événements pendant une année, on est sûr qu'il n'y a pas de lacunes, d'omissions, de registres brulés ou de volés !

(Registre de l'hôpital des Ursulines - Trois-Rivières)

«Je, soussigné, prêtre Chapelain
de l'Hôpital des Dames Ursulines des Trois
Rivières, certifie qu'il n'est mort personne
dans le dit Hopital dans le cours de l'année
1799; et qu'ainsi il ne s'y est fait aucune
Sépulture. Trois Rivières ce 1er de
l'an 1800.
St. Marc. prêtre
Chapelain de l'H des Ur.»

  Et vous, avez-vous trouvé de telles précisions ?

 

La recherche par profession

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Il y a quelques temps je suis parti à la recherche de Luc Imbleau un des ancêtres de ma fille à la dixième génération. Sa date de naissance était inconnue des différentes bases de données du Québec et des pages personnelles le mentionnant. Le Fichier Origine ne faisait que le mentionner sans vraiment de valeurs ajoutées.

Allez, je vais donc à sa recherche !

Luc Imbleau (var. Humblot), ancêtre de tous les Imbleau du Québec, est forgeron aux Forges-du-Saint-Maurice au bord de la rivière du même nom, à Trois-Rivières (prov. Québec). Il a épousé le 22 novembre 1751 Geneviève Contant, fille d'André Contant et d'Anne Sylvestre. Ils se sont mariés à Champlain, village de sa future de l'autre côté de la rivière.

© Archives du Séminaire de Trois-Rivières / TI-258, no 48, 1845

Sur son acte de mariage il est dit originaire de Molois évêché de Dijon (rég. Bourgogne), fils de Victoir et d'Élisabeth Petitot, son âge approximatif à son décès est aussi connu, il a 60 ans en 1777, je possède donc les trois données essentielles pour trouver son acte de baptême.

Extrait du mariage de Luc Imbleau et Geneviève Contant - Champlain (Québec) - 1751

Note : De très nombreux forgerons bourguignons et comtois partiront vers 1747 pour travailler aux forges du Saint-Maurice, beaucoup s’installeront et feront souche dans la région de Trois-Rivières. La première mention de Luc date de 1751 mais il est imaginable qu'il soit arrivé avec un contingent bourguignon, et donc il était déjà forgeron dans la région de Moloy.

Le merveilleux outil France à La Loupe me donne un Moloy dans la Côte-d'Or, c'est proche de Dijon. Je parcours donc les registres en ligne de Moloy de 1656-1774 (5 MI 17 R 65), en partant de 1726, il a au moins 25 ans à son mariage. Quelques minutes suffisent pour le trouver le 22 août 1714. Je copie l'acte de baptême, je rentre sa naissance et son baptême dans mon logiciel de saisie, je crée la source du baptême. Ensuite vient le moment d'envoyer un courrier à Marcel Fournier pour mettre à jour le Fichier Origine (voir article Luc Imbleau). Ce n'est pas une grosse découverte, mais je sens une certaine fierté à participer au projet Fichier Origine.

 

Baptême de Luc Imbleau - Moloy (Côte-d'Or) - 1714

J'aurai pu arrêter là comme une habitude prise par la majorité des généalogistes québécois, j'ai l'ancêtre origine et ça me suffit ! Non il me faut maintenant trouver ses parents, et plus encore si possible.

Je poursuis donc le registre en remontant les années pour trouver l'acte de mariage des parents de Luc, au pire si Luc est le dernier enfant du couple, sa mère aurait pu être âgée de quarante-cinq ans. Je remonte alors dans la paroisse de Moloy jusqu'en 1669. Chou blanc ! Je ne trouve pas d'autres naissances issus du couple. Les parents viennent donc d'ailleurs.

Quelle stratégie adopter ? Partir de Moloy et parcourir les paroisses aux alentours en s'en éloignant ? Hum encore une longue recherche en perspective. Un détail me saute aux yeux à la seconde lecture de l'acte de baptême : Victoir Humblot est dit fondeur ! On est donc dans le cas d'un fils qui a la même profession que le père, et comme toute forge, l'eau est un élément essentiel à cette industrie. l'énergie hydraulique été utilisée pour actionner les soufflets et les marteaux  Moloy est Situé sur l'Ignon, cours d'eau que je vais suivre !

Prochaines paroisses Courtivron et Tarsul, cette dernière est un ancien centre industriel comprenant jadis un moulin, une forge et des hauts-fourneaux  je fais chou blanc encore une fois, mais j'entreprends la recherche à l'envers, peut-être un frère ou une sœur né plus tard. En effet, une Denise y est née le 22 octobre 1719 ! Après plus rien, pas de décès ni même de présence en tant que parrain ou marraine des parents.

Paroisses suivantes Villecomte et Diénay, là aussi aucune présence du couple avant et après 1719. Je monte vers le nord par la rivière la Tille. Je trouve alors Anne née le 20 mai 1718 à Marsey-sur-Tille mais rien à Is-sur-Tille, Crécey-sur-Tille et Villey-sur-Tille.

Quelques recherches sur Google en utilisant des mots bien choisis comme forges, Côte-d'Or et XVIIIe siècle, d'autres paroisses apparaissent sur l'Ource, une rivière plus au nord encore.

J'y trouve Victor à Maisey-le-Duc le 10 Avril 1707, décédé le 27 octobre au même endroit, Charles à Vanvey le 17 août 1700. Finalement je trouve mon couple, Victoir Humblot et Élisabeth Petito sont mariés le 18 février 1700 à Maisey-le-Duc ! Les parents ne sont pas cités, mais Victoir est dit natif de Villotte (maintenant Villotte-sur-Ource), c'est juste à côté de Maisey-le-Duc, Élisabeth est de Maisey-le-Duc.

Voilà une recherche des parents rondement menée grâce à la profession, sans ce détail elle aurait été bien plus longue, de plus je peux établir la migration de cette famille. Cette méthode est applicable pour tout type de profession liée à l’environnent et aux ressources naturelles.

  Et vous, avez-vous une méthode particulière ou hors du commun à me faire partager ?

Une belle récompense

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Deux trouvailles d'ancêtres de ma fille, premiers colons québécois recensés par le Fichier Origine du Québec tenu par Monsieur Marcel Fournier, m'ont permis de me faire attribuer le titre de Recherchiste, je prends cela comme une récompense (moi qui ne détient pas encore le diplôme de Généalogiste Recherchiste Agréé).

Voici ces deux ancêtres :

Luc Imbleau

Antoine Brulé

 

  Et vous, de quelle trouvaille en êtes-vous fier ?

 

ChallengeAZ 2014

Le ChallengeAZ 2014 est annoncé pour juin 2014, en patientant vous pouvez toujours aller lire les articles de celui de 2013, ou mes articles.

Que se passe-t-il en avril ?

Avril est le mois du poisson, alors ne vous faites pas avoir... Mais d'où vient cette histoire ?

Avril est aussi le mois des ancêtres...

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