Hier c'est de l'histoire
Demain est un mystère
Aujourd'hui est un cadeau
C'est pourquoi on l'appelle Présent

Jdan Noritiov

 

À la recherche du missionnaire Joseph Théophile REMY

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À la recherche du missionnaire Joseph Théophile REMY

 

Téophile J. RÉMY (Photo personnelle)

Mon ami et généalogiste Jean-Raymond F. (de France) a demandé mon aide pour faire une recherche concernant l'oncle de sa grand-mère, missionnaire de son état, qui aurait émigré au Canada pour une période d'à peu près 37 ans. Il serait décédé au Canada en 1926 à l'âge de 72, il est né à Buxerulles dans la Meuse (France).

Trois photos de lui et de son école existent dans l'album familial mais avec aucun autre renseignement. L'école semble avoir un mur de briques rouges très commun en Amérique du Nord. Sa tenue vestimentaire ne dit pas grand chose sur l'ordre auquel il appartenait.

 Les petites canadiennes de l'école où notre Oncle était Directeur

Notre Oncle Missionnaire obligé de sortir en civil
dans les rue de la ville

D'après les quelques données en possession on peut admettre alors qu'il était sur le territoire à partir de 1889, il devrait donc apparaitre dans les recensements canadiens de 1891, 1901, 1911 et 1921, mais ce n'est pas le cas ; son décès n'est pas trouvable et pas question de lui trouver un mariage à moins d'être protestant ou d'une autre religion permettant le mariage des prêtres. Une première conclusion s'impose : il ne s'est pas installé au Canada !

La recherche consiste à s'intéresser du côté des États-Unis, il existe beaucoup de communautés francophones d'origine canadienne installées en Nouvelle-Angleterre depuis environ 1820. Celles-là ont quitté le milieu rural pour travailler dans des industries modernes et principalement dans le textile. Le moteur de recherche globale des recensements américains va vite me donner un début de pistes.

U.S. Census Records

Ainsi un Téophile Remy (né en 1856, versus 1854 en fonction des données initiales) se trouve dans le Massachusetts en 1910 à Haverhill puis dans le Maine en 1920. Il n'y a plus qu'à chercher avec FamilySearch qui donne plus de renseignements, dont :

1. Pour 1910 :

Nom:     Theophile J Remy
Type d'événement:     Census
Année de l'événement:     1910
Lieu de l'événement:     Haverhill Ward 3, Essex, Massachusetts, United States
Sexe:     Male
Âge:     54
Statut marital:     Single
Race:     White
Race (original):     White
Lien avec le chef de ménage:     Head
Lien avec le chef de ménage (original):     Head
Année de naissance (estimée):     1856
Lieu de naissance:     France
Année d'immigration:     1888
Lieu de naissance du père:     France
Lieu de naissance de la mère:     France

Quartier: 309 , Numéro de la feuille et la lettre: 16B , Identifiant du ménage: 248 , Nom de la filiale: The U.S. National Archives and Records Administration (NARA) , Numéro de publication de la filiale: M1283 , Numéro de film: 1374595 , Numéro de dossier numérique: 004330063 , Numéro de l'image: 00207

Cette fois c'est presque sûr que ce soit le même personnage, on sait que les dates bien qu'approximatives en disent long. L'année d'immigration correspond à ce que l'on connait. Reste à trouver le document original :


Détail du microfilm : Vue 206 - feuille 16B - ligne 57 - Haverhill City

Remy Theophile - Head - Male - White - 54 ans - Single - Françe Langue française

Immigration 1888 - Naturalisé - Parle anglais - Homme du clergé - Catholique

2. Pour 1920 :
Nom:     Theophile J Remy
Lieu de l'événement:     Brunswick, Cumberland, Maine, United States
Sexe:     Male
Âge:     64
Statut marital:     Single
Race:     White
Race (original):     White
Lien avec le chef de ménage:     Head
Lien avec le chef de ménage (original):     Head
Année de naissance (estimée):     1856
Lieu de naissance:     France
Année d'immigration:     1888
Lieu de naissance du père:     France
Lieu de naissance de la mère:     France

Quartier: 7 , Numéro de la feuille et la lettre: 11B , Identifiant du ménage: 260 , Numéro de ligne: 66 , Nom de la filiale: The U.S. National Archives and Records Administration (NARA) , Numéro de publication de la filiale: T625 , Numéro de film: 1820639 , Numéro de dossier numérique: 004300994 , Numéro de l'image: 00152

Document original de ce recensement :

Détail du microfilm : Vue 150 - feuille 11B - ligne 66 - Brunswick Village

 

Remy Theophile - Head - Male - White - 64 ans - Single - Immigration 1888 - Né en France - Langue French

Profession Priest (Prêtre) - Catholique

Sa naturalisation :

Dans le recensement de 1910 il est dit dans la colonne 16 Citizenship (citoyenneté) qu'il est NA, cela veut dire naturalisé américain. Il se trouve que FamilySearch a numérisé les fiches de naturalisations, avec un peu de chance on trouve celle de Théophile Rémy, il est naturalisé américain le 23 novembre 1898, habitant à cette date à Boston (Massachusetts), né le 25 mai 1855:


L'adresse 23 Isabella Street est une petite rue avec des bâtiments à logements verticaux, ces bâtiments étaient et le sont encore destinés aux frères Maristes, en face de l'église Our Lady of Victories.

Ainsi donc le missionnaire Théophile J. Rémy serait donc mariste, ordre peu important en nombre de prêtres, mais cette information permet de cibler plus précisément toute recherche supplémentaire ! En effet, le service Google Books me déniche un livre dont la page 23 parle de Théophile Rémy avec une photo quasi semblable à mon ami !

Haverhill's Immigrants: At the Turn of the Century - Patricia Trainor O'Malley
Google Book

Cet article nous apprend que l'archidiocèse de Boston n'avait pas assez de prêtres pour servir les paroisses à communauté francophone, les frères Maristes ont été appelés à Haverhill dès 1893, et le révérend Théophile J. Rémy S.M*. s'y établi en 1903. Originaire de France, diocésain depuis 1878 puis joint l'Ordre des frères Maristes en 1886. Il exerça la fonction de pasteur de 1903 à 1911. Il y retourna en 1923 puis décédé à Brunswick en 1926 dans l'état du Maine.

S.M. : Society of Mary.

Tout ceci vient corroborer les informations des recensements, nous connaissons maintenant son lieu et son année de décès.

D'autres sources permettent d'établir la fonction de pasteur de la paroisse de Saint-Joseph à Haverville, il est cité deux fois dans le journal religieux The Sacred Heart Review de Boston.

Le 2 juillet 1904

The Sacred Heart Review, Volume 32, Number 1

Le 26 juin 1909

The Sacred Heart Review, Volume 42, Number 1

La photo des petites canadiennes est prise à l'école St. Joseph School of All Saint d'Haverhill (par déduction), son histoire est relatée ici, faisant mention de l'arrivée des frères Mariste en 1903. Le bâtiment est bien composé de briques rouges.


Avant 1910 :

Je ne sais pas pourquoi il n'est pas recensé en 1900, mais je lui trouve une présence (discussion Yahoo! Groupes) à Boston le jour de Noël 1898 :

Mariage de Félix St-George :
Boston, 25 déc 1898, Clara Theriault. Il a 25 ans et elle 18.
Il est roofer et elle est lens worker. Il est né à East Brookfield et
elle à Southbridge.
Parents de Felix: Felix et Philomene Potvin.
Parents de Clara: Joseph et Hermine Trembler
Prêtre: Théophile Remy."

Il doit certainement exister des archives paroissiales.

Son décès :
J'ai trouvé plusieurs sources dont :

a) une transcription sur un site de la bibliothèque Curtis à Brunswick, un chercheur passionné a indexé plus de 1 million de noms à partir de la presse locale ... :

Théophile est décédé à Brunswick (dans l'état du Maine) le 26 août 1926. Il est possible d'avoir une copie du journal pour la modique somme de 10$.


Snow Index to Brunswick Newspapers - August   1926

 

b) Son cimetière et son emplacement :
Théophile Rémy a été inhumé dans le cimetière de St-John-the-Baptiste (St-Jean-Baptiste) de Brunswick. Les occupants du cimetière ont été indexés et décrits dans ce livre*, Théophile se trouve sur le rang numéro 14 comme père Mariste. Décédé le 21 août 1926.

ST. JOHN THE BAPTIST CEMETERY
PINE STREET & BATH ROAD
BRUNSWICK, MAINE
CUMBERLAND COUNTY
Volume 1 of 3

 Page 242


Les pages 4 et 241 donnent son emplacement, juste en face du rectangle noir Pères Maristes :


Page 241


Page 4



Le cimetière est facilement repérable avec Google Maps, entre Bath Road et Pine Street, et en vue rapprochée, le petit triangle jauni en bas à droite devrait être le lieu de la pierre tombale :





c) sa pierre tombale :

Il ne reste plus qu'à chercher sa pierre tombale sur un des sites Internet d'indexation, il se trouve que le site Find A Grave possède la photo de la pierre tombale de Théophile J. Rémy

 Pierre tombale de Rev. Père Théophile J. REMY S.M.

 

Théophile J. Rémy ne semble pas avoir mis les pieds au Canada mais il a côtoyé les canadiens francophones expatriés aux États-Unis. La photo des ses élèves canadiennes auraient pu faire naitre une mauvaise information orale de génération en génération si personne ne l'avait vraiment cherché .

Sources :

- FamilySearch

- 13th census, 1910 [microform] : population : Massachusetts (Volume Reel 582 - 1910 Massachusetts Federal Population Census Schedules - Essex (ED's 304-330, 333-338, 340) County.)

- 14th census of population, 1920. [microform] (Volume Reel 639 - 1920 Maine Federal Population Schedules - Cumberland Co. (EDs 4-9, 67-74, 10-14, 17, 18, 15, 16, 19-32, and 36-39).) - United States. Bureau of the Census
[Counties]: Reel 637. Androscoggin Co. (EDs 1-33) -- 638. Androscoggin Co. (34-42) and Aroostook Co. (1-26) -- 639. Cumberland Co. (4-32, 36-39, 64-74) -- 640. Cumberland Co. (33-35, 40-66, 75, 143) -- 641. Aroostook Co. (27-56) and Cumberland Co. (1-3) -- 642. Cumberland Co. (76-86), Franklin Co. (43-59, 147), Hancock Co. (1-15, 187) -- 643. Hancock Co. (16-32, 188) and Kennebec Co. (33-66) -- 644...

- Google Books - Google Maps

- Boston College

- Curtis Library, Boston

   Et vous, quel serait le personnage que vous aimeriez qu'on cherche pour vous?

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Devisse - Combey, un couple français, anglais ou amérindien ?

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Devisse - Combey, un couple français, anglais ou amérindien ?

 

C'est rare qu'un couple en généalogie m'arrête, mais celui-là me pose problème comme à un certain nombre de généalogistes qui en descendent ou qu'ils soient alliés.

Il s'agit de Samuel Devisse et de Marguerite COMBEY, ou Marguerite JUBERT, ou Marguerite ONNEBÉ, ou encore Marguerite OUAMBÉ ! Étonnant et pourtant il s'agit bien de la même Marguerite.

Le mariage de ce couple est introuvable, trois enfants sont identifiés à Maskinongé (Mauricie, Québec) avec des écarts d'années importants. Dans l'ordre voici ce qu'il est connu et reconnu :


Mariage de Marguerite Devisse et de Pierre Doucet à Maskinongé le 1 mars 1802 :

 Paroisse de Saint-Joseph de Maskinongé - FamilySearch

Baptême de Julie Devisse le 30 juillet 1803 à Maskinongé, âgée de 12 ans :

 Paroisse de Saint-Joseph de Maskinongé - FamilySearch

Mariage de Julie Devisse et de François Thibodeau à Maskinongé le 29 février 1808 :

 Paroisse de Saint-Joseph de Maskinongé - FamilySearch

Mariage de Samuel Devisse et de Marie Ayot à Maskinongé le 24 janvier 1814 :

Paroisse de Saint-Joseph de Maskinongé - FamilySearch

Outre que le fait que le père soit constamment nommé Samuel Devisse (et une fois  feu Jean Devisse au mariage de Julie), la mère porte quatre noms différents dont trois qui sembleraient être écrits de manière phonétique :

COMBEY au mariage de sa fille Marguerite - 1802
ONNEBÉ au mariage de sa fille Julie - 1808
OUAMBÉ au mariage de son fils Samuel - 1814

Pourquoi Marguerite s'appelle-t-elle JUBERT au baptême de sa fille Julie ? car il n'existe aucun autre Samuel Devisse dans la paroisse de Maskinongé.

Le nom Devisse n'est pas courant non plus, cela ressemble à un nom anglophone Davis, Samuel n'est pas un prénom catholique, du moins pour l'époque. Je verrais bien Samuel Davis, anglais d'origine ou nom d'emprunt, transformé phonétiquement en Samuel Devisse.

Leur fille Julie baptisée à l'âge de 12 ans voudrait dire que soit elle n'est pas catholique de naissance ou alors d'aucune religion pour pouvoir se marier religieusement à l'église.

Le baptême de Marguerite (fille) et de Samuel (fils) ne sont pas trouvés.

Les présents et les parrains inscrits dans les actes ne sont porteur d'aucun des deux noms du couple.

Cela fait beaucoup d'inconnues pour pouvoir connaître l'origine du couple.

Je fait cette recherche pour un membre de la famille, descendant de Marguerite Devisse (fille) et de Pierre Doucet. Ils ont eu un fils prénommé Samuel né en 1809 à Maskinongé et marié à Étiennette Baron le 3 juin 1833. Eux ont eu une fille Georgina Doucet qui s'est mariée à François-Xavier Mayer à Saint-Justin (Mauricie, Québec) en 1874. ces derniers ont eu 12 enfants.

J'ai pu remonter l'ascendance complète de François-Xavier Mayer dans les limites possibles des archives, tous ses ancêtre sont français. Je possède une de leur photo.

François-Xavier Mayer, Georgina Doucet et leur 12 enfants

François-Xavier Mayer, Georgina Doucet et 11 de leurs enfants

À bien regarder le visage de Georgina Doucet et de quelques uns des enfants, il semblerait qu'il y ait du sang indien, je pense que les ancêtres Samuel Devisse et Marguerite COMBEY (ou Marguerite JUBERT, ou Marguerite ONNEBÉ, ou encore Marguerite OUAMBÉ) y soit pour quelque chose !

Il existait une communauté amérindienne dans les environs de Maskinongé, je pense que c'est par là qu'il faut chercher.

Et vous, connaissez-vous ce couple sans origine connue ?

Un recensement résolu

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 Un recensement résolu

Je travaille depuis quelques semaines sur la reconstitution de la belle-famille en partant de quelques générations précédentes. J’ai saisi toutes les informations disponibles depuis les registres, tables et recensements. Il y a une génération qui m’a posée problème, celle de la troisième génération du grand-père lignée paternelle et de ses frères et sœurs,  soit à partir du 22 janvier 1856, année du mariage de leurs parents.

SYLVESTRE, Olivier
Baptême : 5.8.1831 - Saint-Barthélemy
Naissance : 5.8.1831 - Saint-Barthélemy
Décès : 1.1.1920 (88 ans) - Louiseville
Inhumation : 5.1.1920 - Louiseville

BÉRARD, Eulalie
Naissance : 12.1834 - Saint-Barthélemy
Décès : 17.2.1887 (52 ans) – Louiseville

Type d'union : mariage Ages au mariage : Elle a 21 ans - Il a 24 ans
Mariage religieux : 22.1.1856 - Saint-Barthélemy

ENFANTS
- SYLVESTRE, Georgina
Naissance : 1857
Mariage religieux : 1.8.1882 - Sainte-Ursule avec LAMBERT, Hercule
Décès : 27.7.1899 (43) - Sainte-Ursule
- SYLVESTRE, Georges
Naissance : 12.1857
Mariage religieux : 11.1.1881 - Saint-Cuthbert avec LAFONTAINE, Malvina
Décès : 14.7.1939 (81) - Louiseville
- SYLVESTRE, Marie Asilda
Naissance : 30.5.1859 - Saint-Barthélemy
Décès : 18.4.1862 (2 ans) - Saint-Barthélemy
- SYLVESTRE, Marie Louise Rose de Lima
Naissance : 27.1.1863 - Saint-Barthélemy
Mariage religieux : 12.7.1887 - Louiseville avec LESSARD, Adolphe
- SYLVESTRE, Delima
Naissance : 24.1.1864
- SYLVESTRE, Joseph Alfred
Naissance : 3.2.1865 - Saint-Barthélemy
Mariage religieux : 15.2.1887 - Louiseville avec GAGNON, Azilda
Décès : 16.2.1947 (82 ans) - Manseau
- SYLVESTRE, Alexis
Naissance : ~ 1866
- SYLVESTRE, Anézie
Naissance : 24.10.1866 - Saint-Barthélemy
Décès : > 1881 (14 ans au moins)
- SYLVESTRE, Deline
Naissance : 12.10.1868 - Saint-Barthélemy
Décès : 6.5.1869 (6 mois) - Saint-Barthélemy
- SYLVESTRE, Norbert
Naissance : 12.10.1868 - Saint-Barthélemy
Mariage religieux : 25.2.1895 - Louiseville avec BÉLAND, Denise-Angèle
Décès : 27.6.1949 (80 ans)
- SYLVESTRE, Julie
Naissance : 24.7.1870 - Saint-Barthélemy
Décès : 27.4.1871 (9 mois) - Saint-Barthélemy
- SYLVESTRE, Celina
Naissance : 7.2.1872 - Saint-Barthélemy
Décès : 11.5.1874 (2 ans) - Saint-Barthélemy
- SYLVESTRE, Hermina
Naissance : 5.11.1874 - Saint-Barthélemy
Mariage religieux : 28.10.1895 avec FRECHETTE, Avila
Décès : 13.12.1907 (33 ans)
- SYLVESTRE, Marie Alma Édouardina
Naissance : 19.11.1876 - Saint-Barthélemy
Décès : 9.11.1958 (82) - Louiseville
- SYLVESTRE, Marie Anne Fabiona
Naissance : 21.7.1879 - Saint-Barthélemy
Mariage religieux : 3.9.1906 - Saint-Cuthbert avec HOULE, Joseph Aristide
Décès : 8.8.1950 (71) - Montréal

De cette liste il y a un enfant, Alexis né vers 1866 âgé de 14 ans, dont la seule trace que j’avais est sa présence au recensement de 1881 mais inconnu de celui de 1871 alors qu’il aurait dû être là vu son jeune âge. Je sais que les recensements sont loin d’être exacts alors j’avais laissé cet Alexis dans ma base après avoir échoué dans la recherche des registres.

Tout récemment j’ai rencontré le fils ainé d’Olivier, on l’appelle mononcle Jean-Marie, il a maintenant 90 ans et il a une mémoire familiale encore infaillible. Il possède également un vieux calepin dont une de ses tantes avait noté des noms et des dates, un véritable trésor !

Je me décide alors à recouper mes informations avec les siennes et on s’aperçoit rapidement qu’Alexis ne correspond à personne de connu. Mononcle Jean-Marie a beau chercher dans sa mémoire et pour lui c’est impossible : " il n’y a jamais eu d’oncle Alexis, il n’a jamais existé ". Alors on s’met à jaser, mononcle Jean-Marie raconte quelques anecdotes jusqu’à ce qu’il vient de souligner un point important : à cette époque très peu de gens savaient lire et écrire, Olivier le grand-père de mononcle Jean-Marie était illettré. J’ai les deux recensements sous les yeux et c'est là que je détecte l'erreur ...


 Recensement de1871Recensement de 1881 

   
Sylvestre Olivier H 39
Eulalie F 36
Georgina F 14
George H 13
Marie F 9
Delima F 8
Anézie F 4
Norbert M 2
Julie F 8/12
Edouardina F 4
Fabiola F 1
Sylvestre Olivier H 49
Eulalie F 46
Georgina F 23
Marie F 19
Delima F 18
Alexis H 14
Joseph H 16
Hermina $ 6
Edouardina $ 4
Fabiola $ 1

... c’est le recenseur qui a écrit et il s’est trompé ! Ce n’est pas Alexis mais Anézie, celle qui est présente au recensement de 1871 âgée de 4 ans mais absente en 1881. Du genre féminin elle s’est fait attribuer le genre masculin, le recenseur a écrit ce qu’il a cru comprendre (Aléxis est proche d'Anézie) en commettant une deuxième erreur, Olivier le grand-père n’a pu vérifier les données. Mononcle Jean-Marie agrée : " ça fait du bon sens c'te fois ".

Conclusions :
- J'aurai gardé et diffusé cette erreur si je n'avais jamais rencontré mononcle Jean-Marie.
- Recouper autant que possible les écrits avec la mémoire familiale.

Articles en relation :

Officiel ne veut pas dire exact
Qui a répondu au recensement ?

  Et vous, avez-vous trouvé des erreurs sur les recensements ? Interrogez-vous vos ainés ?

 

On ne badine pas avec les sorciers

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On ne badine pas avec les sorciers

 

Camille Saint-Saëns - Danse macabre
Interprète : Angèle Dubeau et la Pietà

 

 

Il fut un temps où une personne soupçonnée de sorcellerie était envoyée sur le bûcher sans jugement. Ce temps ne fut pas si loin des cas ci-dessous, sans doute que certains sorciers ont été brulés après cette époque. Très peu d'histoires de sorcières ont marqué le passé québécois, les archives historiques ne conservent qu'un très petit nombre de mentions de sorcellerie ayant mené à des condamnations à mort.

Monseigneur de Saint-Vallier avait défini les gestes licites par l’Église pour faire fuir le Malin, les méthodes non orthodoxes relevaient donc de la superstition, de la magie et de la sorcellerie mais la limite entre les deux était floue !

Le clergé avait d'autres préoccupations que celles que de surveiller les pratiques peu chrétiennes de ces hommes et femmes qui n'étaient en fait que des guérisseurs mettant leurs connaissances en herboristerie au service de la communauté. Une certaine Anne la Marque aurait pratiqué de la sorte vers l'an 1680 dans la région de Saint-Jean-Port-Joli. Les pratiques autochtones transmises aux blancs sont quelque peu citées dans l'histoire québécoise.

Daniel Vuil excommunié et exécuté


(Image source : Portail des collections des musées de France)

À Québec en 1661, Daniel Vuil fut excommunié et exécuté suite au récit d’une jeune fille nommée Barbe Haley qui se plaignait qu’il la harcelait de démons, ceci se passait pendant une épidémie de coqueluche dans la colonie, on disait que les sorciers avaient empoisonné l’air. Mais si l'on regarde de près sa condamnation à mort, elle était plutôt liée au fait qu'il se livrait au trafic d'eau-de-vie (*) avec les autochtones.

Monseigneur de Laval croyait à la culpabilité de Vuil, c'est du moins ce qui ressort du titre des documents qu'il envoya en France à ce sujet :
1. de l'infestation diabolique qui a suivi Barbe Haley, et de Daniel Vuil accusé de sortilège.
2. Par quelles marques on a reconnu l'infestation diabolique.
5. Permission de faire publier monitoire contre Daniel Vuil et autres sorciers, du 18 février 1661.
10. Sentence provisoire contre Daniel Vuil de l'onzième mars 1661.
12. Ordonnance du 12e mars publiée à l'Église le 13e par laquelle il est défendu de conserver avec Daniel Vuil.
13. Preuves contre Daniel Vuil accusé de sortilège.
17. Proposition contre les sorciers.

Il fut finalement « arquebuzé » à Québec le 7 octobre 1661 pour avoir traité illégalement de l’eau-de-vie avec les Indiens.
(*) La traite de l’eau-de-vie avait toujours été interdite en Nouvelle-France. Mais, depuis l’arrivée de Monseigneur de Laval, l’Église et l’État avaient uni leurs efforts pour mettre fin à cette pratique commerciale.
Source : Les pratiques de dévotion en Nouvelle-France

 

René Besnard emprisonné et exilé


(Image - aiguillettes : cordonnets ferrés aux deux bouts, servant à attacher la braguette aux hauts-de-chausses)

Le 12 août 1657, Pierre Gadois épousait Marie Pontonnier, le père Claude Pijart bénit l’union et prononça le traditionnel « nulloque legitimo impedimento detecto ». Mais il y eut un empêchement. Mlle Pontonnier avait préféré Gadois à un autre prétendant. L’amoureux évincé, qui se nommait René Besnard dit Bourjoly, caporal dans la garnison de Ville-Marie, proclama que l’union demeurerait stérile. Comme l’épouse n’était pas encore enceinte après un an de mariage, on accusa Besnard d’avoir causé l’impuissance du mari par des paroles incantatoires prononcées sur un cordon noué trois fois (le nouement de l’aiguillette).
À la suite des plaintes que portèrent les époux lésés et d’autres personnes, on convoqua, en novembre 1658, une commission seigneuriale qui devait enquêter sur les accusations de sorcellerie formulées contre René Besnard. L’accusé nia avoir pratiqué la sorcellerie, bien qu’il prétendît que la femme de Gadois lui avait promis ses faveurs s’il consentait à reconnaître avoir jeté un sort et à rompre le maléfice. Confronté avec des témoins devant qui il s’était vanté publiquement mais à demi-mots de « scavoir Nouer lesguillette », Besnard répliqua qu’il voulait alors parler des cordons de ses chausses. Le sieur de Chomedey de Maisonneuve, qui faisait office de magistrat, envoya le caporal en prison et, par la suite, l’exila.
Source : R.-L. Séguin, La sorcellerie au Canada français du XVIIe au XIXe siècle

François-Charles Havard de Beaufort envoyé aux galères

François-Charles Havard de Beaufort, dit L’Avocat était un faux sorcier, il se servait de ses talents de beau parleur et d’amuseur public pour abuser de la naïveté des gens et de se faire de l’argent. Là où Beaufort s'est fait remarqué à Montréal c’est qu’il a plusieurs fois essayé d’identifier des voleurs lors de scènes montées de toute pièce en utilisant des miroirs, chandelles, poudre à tirer, huile de vipère, crucifix et livre de prière. Il plongeait la pièce dans le noir en récitant des prières en latin et le visage du voleur devait se dessiner sur le miroir. À chaque fois ce fut un échec, Beaufort disait qu’il était incapable de faire apparaître le visage.
La nouvelle de cette séance de sorcellerie se répandit Montréal et finit par parvenir aux oreilles de la justice. Le 29 juin 1742 les autorités judiciaires faisaient emprisonner Havard de Beaufort ainsi que ses acolytes : Charles Lanoue, Charles Robidoux et sa femme Anne Lehoux, tous trois accusés de complicité. Beaufort était accusé d’« avoir profané les paroles du Nouveau Testament ainsi que la Représentation de Jésus Christ crucifié, en faisant servir l’un et l’autre à des pronostications et autres usages profanes et illicites ».
Le 13 août 1742, après un procès d’un mois et demi, l’accusé fut trouvé coupable de « profanations de choses saintes » et condamné à passer cinq ans sur les galères du roi et d’être exposé devant la porte principale de l’église Notre-Dame en portant deux écriteaux  de l’objet de sa condamnation, l’un sur son dos, l’autre sur sa poitrine.
Le 17 septembre 1742, la cour d’appel maintint les verdicts de culpabilité du tribunal mais elle diminua la sévérité des peines en réduisant le temps de service sur les galères du roi de cinq à trois ans, mais elle ajouta la peine du fouet.
François-Charles Havard de Beaufort passa en France sur le vaisseau du roi à l’automne de 1742 pour y être embarqué sur les galères du roi. Sa trace sera perdue par la suite.
Sources : Documents de la juridiction de Montréal, XVII, août 1742. Revue canadienne - Volume 7

Quelques plaintes sans grandes conséquences

(Image : condamnation d'une sorcière à Salem)


1. Enregistrement d’une ordonnance de Jacques Raudot, conseiller du Roi en ses conseils, intendant de justice, police et finance en Nouvelle-France, au sujet de plaintes portées par François Baribault (Baribeau) et sa femme, en quoi François Dessureaux, Jean Dessureaux et Jean Baril font difficulté de consentir au mariage de Pierre Baribault avec leur soeur, accusant la femme dudit François Baribault d’être une sorcière, pourtant reconnue par les curés de Batiscan où elle demeure et par tous les autres gens de bien pour une honnête femme et bonne chrétienne, les sieurs Dupré, curé de Batiscan, et Boy (Bois), à présent curé dudit lieu et le père Raffeix, procureur des Révérends Pères Jésuites, seigneurs dudit lieu, ont informé de la bonne conduite de cette femme; il est alors fait défense à toute personne de quelque qualité et condition qu’elle soit de faire aucun reproche à ladite femme Baribault, à son mari et ses enfants, sous peine de 20 livres d’amende contre tous ceux qui leur feraient de pareils reproches, ladite amende étant applicable à la fabrique de la paroisse de Batiscan; l’ordonnance est mandée et faite à Québec le 29 juillet 1708, signée Raudot et, au bas, est écrit par monseigneur L’Ambert (Lambert), et l’enregistrement a été écrit par le greffier Pottier (Pothier) le 13 juillet 1708 . - 13 août 1708 (Source BAnQ)

2. Requête de Gilles du Pont (Dupont), habitant de l'Arbre-à-la-Croix, demandeur et complaignant, contre Martin Foisy, habitant dudit lieu, défendeur, demandant une réparation car ledit demandeur l'aurait traité de sorcier et qu'il aurait dit, en présence d'un témoin, qu'il avait fait mourir la femme dudit Foisy; le défendeur dit qu'il le reconnaît comme homme de bien depuis au moins 10 ans; avons mis les parties hors de cour et de procès et il est ordonné, à la diligence du procureur du Roi, que la présente sera lue, publiée et affichée à la porte de l'église de Champlain à l'issue de messe paroissiale et avons défendu, audit Foisy, de faire du tort audit du Pont sous peine de punition corporelle et de réparation, ledit Foisy est condamné à payer 40 sols pour dommages et intérêts audit du Pont et les dépens modérés à 6 livres et 10 sols, signé Boyvinet (Boivinet) . - 2 août 1677 (Source BAnQ)

3. Report de la sentence du juge prévôt Paul-Antoine-François Lanouillier (Lanoullier), sieur Desgrandes (Desgranges), dans la cause opposant Jean Merdieu (Mérieu) dit Bourbon, habitant de la jeune Lorette (Nouvelle-Lorette), à Pierre Falardeau, aussi habitant dudit lieu, et à sa femme Marie-Agnès Fluet, ledit Merdieu (Mérieu) accusant les défendeurs de l'avoir injurié en le traitant de sorcier, et ordonnance à l'effet que les dénommés Fréchet (Frichet) et Massé soient assignés à comparaître comme témoins dans cette affaire . - 16 juin 1757(Source BAnQ)

4. Requête de Louis David, soldat des troupes du détachement de la Marine, compagnie d'Esgly, logé en la maison du sieur Pierre Jourdain dit Belleroche, boucher de la ville de Québec, contre la femme dudit Jourdain pour atteinte à son honneur; ladite femme ayant raconté à plusieurs personnes que le suppliant était un «sorcier», entraînant ledit David à être calomnier et catégoriser comme un homme de mauvaises moeurs . - 21 juin 1712 (Source BAnQ)

 

Marie-Josephte Corriveau, dite La Corriveau


 


Née en 1733, Marie-Josepthe Corriveauépousa Charles Bouchard en 1749 avec qui elle eut trois enfants. Devenue veuve en 1760, Charles Bouchard fut trouvé mort avec du plomb fondu dans l'oreille, elle s'unit dès 1761 à Louis Dodier qui trouva aussi la mort (elle aurait, dit-on, tué son deuxième mari à coups de hache à la tête) dans la nuit du 26 au 27 janvier 1763.

Marie Josephte Corriveau est arrêtée et jugée en anglais par le tribunal militaire et injustement reconnue coupable d’avoir assassiné son deuxième mari.  Si le procès avait été équitable elle aurait bénéficié d’un non-lieu pour absence totale de preuve ou encore d’acquittement pour légitime défense compte tenu du fait que son mari la battait. Au lieu de cela elle est pendue et son corps est suspendu dans une cage de fer à Pointe Lévis pour servir d’exemple. Or, certains prétendirent alors que le corps avait disparu mystérieusement une nuit de pleine lune. On décrocha la cage seulement en mai après des demandes répétées des habitants de Lévis qui disaient entendre des plaintes, des grincements des crochets de fer de la cage et d'autres bruits nocturnes venant du carrefour. La légende venait de naître.

La cage de fer a été enterrée derrière l'église, et en 1840, lors de l'agrandissement du cimetière, on la retrouva avec quelques ossements. Elle fut vendue à l'impresario Barnum de New York. En juillet 2012, la cage a été retrouvée au Peabody Essex Museum à Salem, la ville des sorcières.

Article du Devoir daté du1 août 2012

 

  Et vous,avez-vous des histoires de sorciers ?

 

C'est arrivé un 24 juin

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C'est arrivé un 24 juin...

Le 24 juin est la fête de la Saint-Jean-Baptiste, fête nationale du Québec, cette date est d'abord celle de la fête religieuse célébrant Jean le Baptiste qui s'est plus tard imposée comme fête nationale des Canadiens français, qu'on appelait alors « canadiens », dans le premier tiers du XIXe siècle. Reconnue jour férié par la province de Québec dans les années 1920, le gouvernement souverainiste du Parti québécois l'a déclarée « fête nationale du Québec » en 1977. Certains voudraient que la reconnaissance de la Saint-Jean comme fête nationale efface le nom historique de la fête, sans doute à cause de son héritage catholique, mais les Québécois continuent communément de se souhaiter « bonne Saint-Jean ».

Mais le 24 juin c'est aussi une date d'événements particuliers comme :

24 juin 1497 :
Jean Cabot (Giovanni Caboto) arrive quelque part en Amérique (nul historien n’est sûr de l’endroit dont il peut s’agir mais il semblerait que ce soit au Nouveau-Brunswick) et prend possession du territoire au nom du roi d’Angleterre.

24 juin 1615 :
La première messe est célébrée sur l'Ile de Montréal.

Nous les fismes donc tous assembler pour leur dire nos volontez, lesquelles entendues, ils nous promirent de nous fournir deux mil cinq cents hommes de guerre, qui feroient merveilles, & qu'à ceste fin je menasse de ma part le plus d'hommes qu'il me feroit possible. Ce que je leur promis faire, estant fort aise de les voir si bien délibérez. Lors je commençay à leur descouvrir les moyens qu'il falloit tenir pour combattre, à quoy ils prenoient un singulier plaisir, avec 16/504demonstration d'une bonne esperance de victoire. Et toutes resolutions prises nous nous separasmes, avec intention de retourner pour l'exécution de nostre entreprise. Mais auparavant que faire ce voyage, qui ne pouvoit estre moindre que de trois ou quatre mois, il estoit à propos que je fisse un voyage à nostre habitation pour donner l'ordre requise, pendant mon absence, aux choses necessaires.

Et le ... jour de ... ensuivant, je party de là pour retourner à la riviere des Prairies, où estant avec deux canaux de Sauvages, je fis rencontre du Père Joseph, qui retournoit à nostre habitation, avec quelques ornements d'Eglise pour célébrer le sainct Sacrifice de la messe, qui fut chantée sur le bord de ladite riviere avec toute devotion, par le Reverend Père Denis, & Père, Joseph, devant tous ces peuples qui estoient en admiration, de voir les cérémonies dont on usoit, & des ornements qui leur sembloient si beaux, comme chose qu'ils n'avoient jamais veue: car c'estoient les premiers qui y ont célébré la Saincte Messe.

Source :  VOYAGES ET DESCOUVERTURES FAITES EN LA NOUVELLE-FRANCE, depuis l'année 1615. jusques à la fin de l'année 1618. Par le Sieur de Champlain Cappitaine ordinaire pour le Roy en la Mer du Ponant.

Un cénotaphe en souvenir du troisième centenaire le 24 juin 1915 a été érigé au parc Nicolas-Viel par la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal.

24 juin 1834 :
Fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste par Ludger Duvernay.

 

24 juin 1872 :
Naufrage du vapeur Adalia sur l'île Saint-Paul.

Le 24 juin 1880, les citoyens de la ville de Québec participant aux festivités de la St-Jean-Baptiste se font chanter un autre Ô Canada, aujourd'hui hymne national du Canada. Il devient populaire très rapidement et on le désigne même comme « hymne national » des Canadiens français. Les paroles sont d'Adolphe-Basile Routhier et la musique de Calixa Lavallée.

Portrait de Adolphe Basile Routhier

24 juin 1912 :
Désastreuse conflagration qui détruisit le quartier est de la ville de Chicoutimi.

 

24 juin 1968 :
Lundi de la matraque : 290 personnes sont arrêtées pendant le défilé de la Saint-Jean-Baptiste, à Montréal.

24 juin 1993 :
Naissance de Kathleen, ma deuxième fille.

 

Bonne Saint-Jean à tous !

 

  Et vous, participez-vous aux fêtes de la Saint-Jean ?

 

Semaine nationale de la généalogie

La Fédération québécoise des sociétés de généalogie présente la troisième édition de la Semaine nationale de la généalogie, qui se déroulera du 22 au 29 novembre prochain sous le thème «Voici ma famille!».

Toutes les information sur le site de la Semaine de la Généalogie.

Que se passe-t-il en novembre ?

Novembre est le mois des morts et du souvenir des tombés pendant les guerres.

Découvrez un jeune canadien tué au front pendant la première guerre mondiale :

À la mémoire du soldat Alexander Johnston

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