Hier c'est de l'histoire
Demain est un mystère
Aujourd'hui est un cadeau
C'est pourquoi on l'appelle Présent

Jdan Noritiov

 

R1b-L21 & U3 D.N.A. Inside

Imprimer

R1b-L21 & U3 D.N.A. Inside

C'est article est la suite de l'article Après les registres, quelle démarche pour trouver ses origines ? J'ai donc fait une analyse A.D.N. pour pouvoir tracer mes origines tant paternelle que maternelle avec la compagnie 23andMe. Tout ce passe sur et via internet (hormis l'échantillon de la salive...), c'est à dire de la commande, du suivi de l'échantillon, aux résultats d'analyse. Le site internet est très simple d'emploi ainsi que la lecture des résultats, mais il faut être anglophone ou faire la traduction pour toutes les étapes.

Lors de la commande du kit, le site vous demande pour quelle raison vous voulez faire l'analyse, j'ai donc choisi pour la recherche d'ancêtres car 23andMe propose de faire une analyse médicale assez complète. En fait, même en choisissant l'option Ancêtre, 23andMe fait le tour au complet de votre santé, j'ai donc sous la main tout ou presque sur moi : mes traits physiques, mes allergies ou non, groupe sanguin au complet (pas seulement OAB), et plein d'autres choses. Les résultats sont fournis avec un pourcentage de fiabilité basé sur un échantillon de groupe de personnes ayant les mêmes origines, environnement, traits, etc. Certains résultats sont verrouillés et non lisibles directement pour ne pas choquer ou rendre mal à l'aise celui qui lit ses résultats. Il faut passer par un accord de principe comme quoi vous êtres d'accord de les lire et que vous comprenez bien que cela ne repose que sur des statistiques !...

Voici donc ce que j'apprends sur mes ancêtres, renseignements fournis par 23andMe  :

"La composition d'ascendance indique en pourcentage d'où provient l'A.D.N. parmi chacune des 31 populations du monde entier. L'analyse comprend l'A.D.N. reçu de l'ensemble des ancêtres, des deux côtés de la famille. Les résultats reflètent l'endroit où les ancêtres ont vécu il y a 500 ans, avant qu'entre en scène la traversée des océans par les navires et les avions." 

Les premiers résultats s'offrent sous forme de vues géographiques interactives et aussi sous forme chromosomique (les 23 chromosomes). Les deux types de vue sont intéressantes en plusieurs points : la carte offre une vue rapide sans ayant aucune connaissance en la matière, c'est de la vulgarisation mise au niveau de monsieur tout le monde ! La vue chromosomique demande un peu plus de connaissance, que je vais décrire plus bas.

Il y a trois vues : conservatrice, standard (ou normale) et spéculative.

Vue conservatrice

Vue normale

Vue spéculative

 

Les trois vues confirment mes ancêtres européens, je n'en avais aucun doute jusqu'au début du XVIIème siècle vu les actes de baptême trouvés, mais au delà des archives je n'avais aucune preuve. L'analyse démontre qu'il y a environ 500 ans les ancêtres sont encore européens. Bien entendu la dernière vue me plait plus que les deux premières, le fort pourcentage de 49.4% anglais et irlandais correspondent à ma lignée paternelle finistérienne, preuve d'origine celte venant des iles anglo-normandes, pourchassée par les saxes et venant se réfugier en Bretagne.

Ma lignée paternelle est basée sur l'étude patrilinéaire chromosomique Y-DNA.

Les différentes émigrations venaient d'Angleterre mais de différentes ethnies celtes différentes, ayant des racines communes avec les irlandais. Comment déduis-je que je suis plus irlandais qu'anglais dans ces 49% ? Il faut regarder l'haplogroupe masculin Y-DNA. 23andMe a déterminé que mon haplogroupe est R1b1b2a1a2f* (un sous-groupe de R1b1b2) dont les lieux ont été recensés il y a environ 500 ans.

23andMe défini ce groupe comme tel :

"Les haplogroupes paternels sont issus de la famille des chromosomes Y qui remontent tous à une seule mutation à un endroit et à un moment spécifique. En regardant la répartition géographique de ces lignées liées, nous déterminons la migration de nos ancêtres masculins à travers le monde."

Haplogroupe : R1b1b2, un sous-groupe de R1b1.
Age : 17000 années.
Région : Europe.
Exemple: populations irlandaise, basque, britannique et française.
Point fort : le groupe R1b1b2 est l'haplogroupe le plus courant en Europe occidentale, avec des branches distinctes dans des régions spécifiques.

Répartition géographique de l'haplogroupe R1b1 - Carte fournie par 23andMe

 

J'ai fouillé sur d'autres sites spécialisés pour en apprendre plus sur le groupe R1b1b2a1a2f*, j'ai découvert que cette notation est vieille de l'an 2010 et que depuis non seulement la notation a changé mais aussi qu'il y a plus d'analyses faites en apportant plus de précisions sur les origines. Les notations sont définies par l'International Society of Genetic Genealogy (ISOGG) :

Évolution du groupe R1b1b2a1a2f

R1b1b2a1a2f (ISOGG 2009, 2010) L21/M529/S145
R1b1a2a1a1b4 (ISOGG 2011) L21/M529/S145
R1b1a2a1a1b3 (ISOGG 2012) L21/M529/S145, L459
R1b1a2a1a2c (ISOGG 2013)  L21/M529/S145, L459, Z290 (Voir l'arborescence du groupe R)

Il existe un outil en ligne permettant de connaître l'évolution du groupe en fonction de l'année du standard, il faut au préalable connaître le nom générique SNP de votre groupe, ici R1b1b2a1a2f correspond à L21 : SNP/Haplogroup Converter

Le nom exact est donc R1b1a2a1a2c - L21/M529/S145,L459,Z290. Le groupe L21 est une branche celtique atlantique, qui serait le sous groupe "Irlandais de type 4", 23andMe n'est donc pas à jour.

Le site Eupedia donne une répartition géographique de l'haplogroupe L21-Rb1 avec l'Irlande comme étant le principal foyer originel de cette mutation, s'étendant en Écosse, en Angleterre, au Pays-de-Galles, en Bretagne, au Pays Basque et en Islande.

Répartition géographique de l'haplogroupe L21-Rb1 - Eupédia

Passons aux vues chromosomiques (vue spéculative), là ça devient intéressant. En choisissant l'origine ethnique, je vois que tous les chromosomes ont des traces britanniques et irlandaises sauf les chromosomes 19 et X. Première constatation : ma lignée matrilinéaire n'aurait aucune origine britannique et/ou irlandaise, je remonte à Jeanne Le Meitour (b. 1666 Plougoumelen Morbihan - d. 1733), fille de Jacques Le Meitour et de Marguerite Marion (mariage non trouvé). Voilà une piste intéressante ! Marguerite Marion ne serait pas issue du famille celte.

La vue ci-dessous confirme l'origine française/allemande du chromosome X

Les petits 2.2% et 0.5% d'Europe du Sud me surprennent un peu (je ne montre que ceux issus de la péninsule ibérique), seuls 4 chromosomes sont concernés (2 ibérique et 2 sarde), mais il a dû arriver un moment où mes ancêtres sont passés par le bassin méditerranéen. Toutefois j'ai une branche ibérique à confirmer : j'aurai à la génération 26 pour ancêtre Bérengère de Castille, fille de Alphonse IX de Castille (dit El Borboro) et d'Aliénor d'Angleterre.


Ma lignée maternelle est basée sur l'étude matrilinéaire chromosomique mtDNA. 23andMe me donne comme résultat d'analyse l'haplogroupe U3.

"Les Haplogroupes maternels sont des familles de types d'ADN mitochondrial que tous remontent à une seule mutation à un endroit et un moment donné. En regardant la répartition géographique des types mtDNA, nous apprenons que nos anciens ancêtres féminins ont migré à travers le monde."

Haplogroupe : U3, un sous-groupe de R.
Age : 45000 années.
Région : Caucase, Proche-Orient, les Balkans.
Exemple Populations : bulgares, adyguéens, jordaniens, roms.
Point fort : U3 déplacé vers l'Europe occidentale avec les premiers agriculteurs.

Répartition géographique de l'haplogroupe U3 - Carte fournie par 23andMe

23andMe décrit l'histoire de l'haplogroupe U3comme suit :
"L'origine du groupe U3 remonte aux humains modernes de l'Afrique et dans le Proche-Orient il y a environ 45000 ans. Les deux sous-groupes de U3, appelés U3a et U3b, semblent provenir il y a plus de 21000 ans avant la dernière ère glaciaire. Beaucoup de personnes portant le groupe U3 occupent encore cette patrie ancestrale. Le groupe U3 est porté par environ 40% des Jordaniens de la Mer Morte et par 5% dans les autres populations de la péninsule arabique. La fréquence particulièrement élevée de U3 dans la population jordanienne est probablement due à la croissance de la population à partir seulement de quelques individus. De même, les groupes dans les montagnes du Caucase comme l'Ayguée et le Nogay conservent des niveaux élevés de U3 (5-15%), mais ont très peu de diversité génétique dans le groupe U3, indiquant un événement fondateur récent.

Après son origine dans le Proche-Orient, U3 était probablement présent dans certains des premiers agriculteurs qui, après l'adoption de l'agriculture et du bétail blé / troupeaux de moutons, a commencé à s'éloigner du Croissant Fertile. Un groupe peut avoir porté haplogroupe U3 en Asie centrale et en Inde. Un autre groupe susceptible dirigé l'Ouest à travers la Turquie dans le continent européen il y a environ 12000-8000 ans. L'haplogroupe U3 est relativement rare en Europe continentale aujourd'hui, atteignant des niveaux supérieurs à 1% dans certaines populations italiennes et ibériques.

L'haplogroupe U3 est plus fréquent chez les Roms, aussi connus comme les Tsiganes. Les Roms ont migré vers l'Europe du sud-est de l'Inde du Nord au cours du Moyen Age, et s'est ensuite propagée à travers le continent. Comme ils se sont rarement mariés avec d'autres Européens, ils ont conservé les signatures de cette migration vers l'ouest.

Jusqu'à 55% des Roms ont aujourd'hui l'ADN mitochondrial appartenant à U3. Cet haplogroupe se retrouve dans les groupes Roms espagnols, lituaniens et polonais."

Voila qui est surprenant, ce résultat ne donne aucune racine celte ! Si mon ancêtre féminin connue le plus lointain était originaire du Morbihan en 1666, sa mère ne porte pas un nom breton en tant que tel, alors depuis combien de temps ses ancêtres sont implantés en Bretagne ? Quel cheminement ont connu ses ancêtres pour passer du bassin méditerranéen en Bretagne ?

J'émets une réserve sur le résultat après le parcours rencontré pour ma branche maternelle dont 23andMe qui manque de précision. PhyloTree.org donne les dernières analyses des descendances de ce groupe mais sans donner de précision géographique. J'ai pu malgré tout obtenir une précision supplémentaire : j'ai téléchargé mes données brutes (raw data) depuis 23andMe que j'ai passées au travers d'un utilitaire trouvé en ligne sur le site de à James Lick dont la dernière version de conversion date de septembre 2012. En plus de confirmer que mon haplogroupe est U3, j'obtiens une descendance supplémentaire U3a'b dont les markers sont A2294G  T4703C  G9266A, toutefois j'ai d'autres markers d'extra 6032A 11257T 16126C 16248T 16526A qui ne correspondent ni à U3a ni à U3c ! Aurai-je une 3ème branche à l'haplogroupe U3a'c ?

 

Conclusion :

Si je ne peux confirmer que ma lignée paternelle est issue d'un groupe ethnique irlandais, écossais ou anglais, je peux au moins confirmer que j'ai des racines communes au groupe celte. D'autres nouvelles informations sont disponibles avec des analyses récentes permettent de discriminer les descendances irlandaises (DF13) et écossaises (DF63) que 23andMe est pour l'instant incapable de faire.

 

 

Il reste aussi le questionnement sur ma lignée maternelle dont je ne peux peux faire de lien entre une ancêtre du dix-septième siècle en Bretagne (Marguerite Marion à la onzième génération) avec un groupe ethnique caucasien d'il y a au minimum 8000 ans. J'aimerai quand même trouver un descendant de cette ancêtre capable de faire une analyse mtDNA pour confirmer cette descendance et que Marguerite Marion aurait des origines caucasiennes.

Il y a donc une grande chance pour que je fasse une deuxième analyse plus poussée pour affiner ma branche paternelle et pour ancrer le plus possible ma branche maternelle à un groupe plus récent. Rendez-vous dans quelques mois, ce n'est pas prévu à court terme dans mon programme, mais cette expérience a été fascinante !

 

  Et vous, êtes-vous intéressé par un test A.D.N. ? Avez-vous fait un test A.D.N. ?

 

Je suis un descendant de bâtard, mais un noble bâtard

Imprimer

 Je suis un descendant de bâtard, mais un noble bâtard !

 

Château de Coëtcandec, Locmaria-Grand-Champ, France

Une fois n'est pas coutume je vais parler de mes aïeux, ma grand-mère maternelle ainsi que ses frères et sœurs avaient des manières de noble : le vouvoiement était de rigueur, le maintien à table était très important, la tenue vestimentaire devait être adaptée à la situation. Curieusement le goût pour la généalogie me vient de cette grand-mère, pourquoi ? parce qu'elle avait une mémoire indescriptible sur les lieux, les faits et les événements, sans le savoir j'ai pris goût aux affaires de familles et pourtant dieu sait que je suis loin de tout savoir sur la mienne ! Il y aurait pourtant beaucoup à dire rien qu'en les voyant.

Ma grand-mère maternelle est à la troisième à gauche, rangée du haut (Photo personnelle)

Si je n'avais pas approfondi la chose j'aurai pensé que cela fut normal que les grandes familles aient des principes familiaux aussi importants, mais il y avait beaucoup de questions sans réponse lorsque ma grand-mère parlait de sa richesse familiale, tout aussi bien en tant que propriétaire terrien que de valeurs morales. L'arrière grand-père, Louis Le gal, était meunier, en fait un très grand meunier dont le moulin à farine alimentait le région de Grand-Champ à Vannes ! Le moulin de Kerlann en Plumergat (Morbihan) était réputé pour faire la meilleur farine de la région. Son père, Mathurin Le Gal, et son grand-père, Pierre Le Gal, y étaient propriétaires du moulin. Pierre le Gal eut un autre moulin, celui de Coetsal en Plumergat (Morbihan).
 

Situation géographique de Kerlann en Plumergat
 
Pierre Le Gal est le fils de Vincent Le Gal, lui aussi meunier et de Catherine Rosnarho, une journalière en agriculture. Mais Catherine n'est pas qu'une simple journalière, ses ancêtres ont toute une histoire, son arrière-arrière-grand-père était Paul de Rosnarho, procureur de la juridiction de Baud et seigneur de Kercado, mari d'Augustine du Vieux Chatel.
 
Augustine du Vieux Chatel est fille de Thomas Du Vieuxchastel, procureur fiscal et de Yvonne Lorseul, née le 31 mars 1655 à Camors, elle épouse Paul de Rosnarho le 13 septembre 1672.

Paul de Rosnarho fils de Guy de Rosnarho, procureur de la juridiction de Baud, Seigneur de Kercado, mari de Jeanne du Tréneuf.
 
Guy de Rosnarho, Sieur de Kercado, fils de Hyérosme Chohan de Coëtcandec (conseiller et garde-scel auprès du Parlement de Bretagne) et de Françoise de Kerboudel Dame de Ville-Gueneal, né vers 1607, enfant illégitime reconnut par ses parents. Il ne porta pourtant pas le nom de son père, mais celui de son arrière grand-mère.
 
Hyérosme Chohan de Coëtcandec, fils de Guillaume Chohan de Coëtcandec et de Michelle Nicole Du Breil, né vers 1570 et meurt assassiné à Rennes le 20 janvier 1623 sous le porche de l'église Notre-Dame.

Il avait épousé en 1597 Françoise Du Han, fille d'Eustache Du Han Conseiller au Parlement de Bretagne et de Anne Le Maignan. De ce mariage il n'y eut aucun enfant. Il avait comme belle-soeur Charlotte du Han épouse de Jean de Francheville, petit-neveu d'Ysabeau Chohan et comme beau-frère Jean du Han marié à Claude de Goulaine fille de Jean de Goulaine, Baron du Faouët et de Jeanne de Boutteville, Dame héritière du Faouët.

CONSEILLER AU PARLEMENT DE BRETAGNE
Hyérosme Chohan fut pourvu le 17 juin 1606 au lieu de Glé résignant. Il fut reçu le 18 juillet suivant. Il a cédé l'office à Gilles de Lys en échange de celui de Conseiller et Garde-scel ci-après qui avait été divisé en deux charges, une pour chaque semestre.

SON ASSASSINAT : VENGEANCE POLITIQUE OU VENGEANCE PERSONNELLE
Ce drame peut avoir plusieurs causes, d'abord la liaison de Hyérosme Chohan de Coëtcandec avec Françoise de Kerboudel, Dame de la Ville-Gueneal, la naissance de leur fils illégitime Guy de Rosnarho et l'acte de reconnaissance qui s'en suivit le 17 mars 1617, furent sans doute, avec certaines animosités au sein du Parlement, l'origine du décès tragique de Hiérosme Chohan le 20 janvier 1623 sous le porche de l'église Notre-Dame.

Cette suite de de déconvenue et de trahison de la part de son mari, ne devait pas laisser Françoise Du Han indifférente, elle ne survécut pas longtemps au drame puisqu'elle décéda le 3 mai 1624 dans le manoir familial de Montreuil-le Gast en Ile-et-Vilaine.

Cette scène de meurtre a été relaté par François Lerier (Lorier) bourgeois de Redon dans son Livre de Raison (anciens livres de Raisons conservés aux ADIV, par Paul Parfouru, St Brieuc 1898) : - " Le 2ème de février(en fait le 20 janvier), fête des Saints Fabien et Sébastien, fut tué d'un coup de pistolet escuyer Hyérosme Chohan seigneur de Couescandé, l'un des anciens Conseillers de la Cour et Parlement de Bretagne. icelui, sortant en habit de magistrat, environ les midi, d'ouïr et entendre la messe en l'église de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, en compagnie de monsieur D'Arlan (Pierre de Larlan), aussi Conseiller.......Assassiné par un fauconnier à (Jean Desprez) Sieur des Martinays, son ennemi, à cause de l'enlèvement qu'avait fait précédemment ledit Sieur des Martinays et autres de la femme dudit Sieur de Couescandé"...

Françoise Du Han, épouse délaissée de Hyérosme Chohan avait sans doute trouvé auprès de Jean Desprez, Sieurs des Martinays, les moyens de se venger de l'affront subi.

Il faut savoir que la relation de Hyérôsme Chohan avec Françoise de Kerboudel était assez délicate, il devait être difficile pour lui de côtoyer son beau-père Eustache Du Han au Parlement de Bretagne, ainsi que le cousin de Françoise de Kerboudel, Claude de Kerboudel.

Autre possibilités, d'après Saulnier, Hiérosme Chohan était d'un caractère emporté, les registres secrets font connaître qu'à la suite d'une grossière apostrophe qu'il avait adressé au président Loaisel à l'audience du 17 octobre 1614, il été mandé par la cour derrière le Bureau et sévèrement blâmé de cet acte d'irrévérence. Il ne serait pas surprenant que le meurtre qui a mis fin à ses jours, eut pour cause une vengeance privée, peut-être d'ordre politique.

Hyérosme Chohan était accompagné le jour de son assassinat, de son collégue et ami Pierre de Larlan, Conseiller aussi au Parlement de Bretagne de 1617 à 1638 date de son décès.
 
Descendance du Seigneur de Coëtcandec Pierre IV de CHOHAN à ma grand-mère Françoise Le GAL
 


Guy de Rosnarho :
La date et son lieu de naissance n'ont à ce jour pas encore été trouvés, sa mère l'ayant peut-être eut dans les environs de Mohon ou de Rennes. L'acte de naissance reste à être trouvé, mais sous quel nom ? il n'a pas dû naître sous le nom de Rosnarho, la reconnaissance étant plus tardive en 1617 à Vannes.

En 1631, il est à Vannes, présence attestée par sa signature sur le registre des baptêmes de la Paroisse Notre-Dame du Mené. Messire Guillaume Guimarho est parrain sur cet acte.

Le 15 février 1636, il est encore à Vannes, sa signature est sur l'acte de baptême de Marguerite Quenau, fille de Jan Quenau, le parrain de l'enfant est son cousin Messire François Chohan Seigneur de Coëtcandec et la marraine Damoiselle Marguerite de Rosmadec, fille de Messire Sébastien de Rosmadec, Seigneur du Plesssis-Josso en Theix.

Il épousa Jeanne Tréneuf fille de Florent Treneuf et Renée Helbin, assez tard vers 1649, (il a environ environ 42 ans, son épouse a dans les 18-19 ans), de cette union naquit deux enfants Paul et Bertrande.

En 1650, le 23 octobre à Plumergat pour le baptême de son fils Paul, il signe avec Hierosme du Botderu, Paul Du Botderu et Anne de Guer. L'enfant a un protecteur pour sa vie durant, et pour ces enfants à venir, car ils demeuront de longues années au Manoir du Trongoff, qui était la propriété des Botderu. Quelle fut la motivation de Guy de Rosnarho pour venir s'installer avec son épouse Janne Treneuff, au Manoir du Trongoff à Plumergat ? Pas de réponse pour l'instant. Il aurait pu habiter dans une des résidences de Messire François Chohan, Seigneur de Coëtcandec et autres lieux qui a toujours été près de lui et de sa filleule Janne Treneuff.

En 1652 et 1653, 1659 il est à Plumergat,

En novembre1678, il décède à Plumergat au Manoir de Trongoff chez lui, son fils Paul demeure aussi au dit Manoir. Il sera ensuite enterré à Camors le 9 novembre 1678.

Le premier héritage que reçut Guy de Rosnarho de son père Hierosme Chohan de Coëtcandec est la terre de Kercado sise en la Paroisse de Crach, comme nous l'apprend un acte du 26 février 1634 relatif au "Bannies d'appropriement pour une tenue sise à Kercado en " Crach " contenant le passage suivant : " Comme il soit que l'acte passe par la cours de Vannes devant Autheil et Tual notaires royaux d'icelle le second jour de novembre mil six cent trente et trois '''Messire François Chohan''' seigneur de Couetcandec, la Chesnaye Kerleau, Tregonleau, Kermadio en aurait consenti aux termes et conditions rapportés par icelui, à noble homme '''Guy de Rosnarho''', la jouissance et disposition du tout d'une tenue voestue située au village de Kercado en la paroisse de Crach soubz Auray de Laquele deffuncte demoizelle '''Françoise de Kerboudec''' dame de Villeguenec mère de Guy de Rosnarho aurait jouy par uzufruit comme donatrice de defunct Hierosme Chohan conseiller en la cour, duquel le dict seigneur est héritier principale et noble... "
 
Le second héritage est son nom, de Rosnarho, qui lui vient de sa grand-mère paternelle Jeanne Le Grillon de Rosnarho, épouse de Pierre IV Chohan.

L'acte de 1634 se réfère à celui de 1607, acte de reconnaissance de Hyerosme Chohan, cet acte a disparu des Archives Départementales et doit faire le bonheur d'un généalogiste.
 
DOCUMENT
Le 21 mars 1656, Guy de Rosnarho signe un document attestant sa présence avec "Demoiselle Jeanne Treneff" sa compaigne, fille d'Honorable Homme Florent Treneff et Andrée Helbin, fille de (...Halbin et .....tante d'??? et de Marguerite Halbin, veufve de déffunt Louis ...toux (sûrement Le Pestoux).

Il s'agit d'un document de six pages sur la Tutelle des enfants de Marguerite Halbin.

REGISTRE EVECHE DE VANNES
Sur un registre Evêché de Vannes, dispense (écrite en latin)à Rome le 17 mai 1617 au sujet tonsure 4ème ordre mineur Guy de Rosnarho fils naturel de noble homme Jérôme Chohan Sr de Couetcandec et noble Françoise de Kerboudel.(Guy de Rosnarho a seulement 10 ans à l'époque) C'est la deuxième reconnnaissance écrite de la filiation de Guy de Rosnarho avec ses parents, Hyerosme Chohan de Coëtcandec et Françoise de Kerboudel.
 
Acte de décès quasi illisible :

" Guy de Rosnarho de Trongof en Plumergat ayant reçu les St Sacrements mourut au Chistro le 9 septembre 1678
Signé par le Recteur Pierre Guillemet "
Enterré à Camors sans aucun Chohan, aucune signature sur le registre ... N'est même pas signalé comme noble homme ... Présents Ollivier Oillic et Jan ?. Il serait intéressant de voir l'acte original dans le registre d'origine.


Comme enfant illégitime il ne reçut rien d'autre, il ne reçut rien non plus de l'héritage de sa grand-mère maternelle Janne de Langourla, sa mère Françoise de Kerboudel étant décédée avant le partage. Si ses parents avaient vécu plus longtemps, peut-être que le destin de Guy de Rosnarho aurait été différent.
 
Je cousine avec Thierry Rosnarho avec qui j'ai eu de bons échanges au sujet de notre ancêtre commun Guy de Rosnarho.
 
 
Sources :
- personne: ADM 56 Vannes ; ADM 56 Plumergat ; Document : Thierry Rosnarho et Hervé Offredo : Conférence Shapa Daniel Guillas 1999 ; Berchot ; ADM56 ; Mr Fralo (infos de Kerboudel de Landourla) ; Fréderic Saulnier : Le Parlement de Bretagne (base Roglo) ;
- famille : Conférence D.G Shapa ; Mr Roger Fralo.
 
Articles en relation :
Château de Coëtcandec
Le tombeau du Seigneur de Coët Candec (XVIe)
Cheminée Adresse : Château Féodal de Pontivy, Pontivy, France
Sébastien de Rosmadec de Lachesnaye de Courtebotte

  Et vous, avez-vous un ancêtre illégitime ?

 

Après les registres, quelle démarche pour trouver ses origines ?

Imprimer

Après les registres, quelle démarche pour trouver ses origines ?


 

Je suis curieux de nature et le fait d'arriver aux bouts des registres me fait poser toujours la même question : d'où viens-je ? Je peux me baser sur les livres d'histoire et suivre les déplacements des peuples comme les Gaulois, les Francs, les Celtes, etc. Mais qui va me dire d'où vient mon aïeul le plus éloigné que j'ai trouvé ? Je sais qu'il est originaire de Locronan né vers 1620, ce qui me donne 400 ans d'origine purement bretonne par la branche paternelle. La provenance des bretons est connue comme étant d'origine celte pourchassée par les Angles et les Saxes en Grande-Bretagne.

(Source : Peuplement Breton en Armorique)

Mais encore ? Est-il vraiment celte ? Je ne le sais pas, l'origine du nom Pencalet (Pen Kaled, traduction : tête dure) me prouve qu'il est breton de France, c'est tout, mais qui me dit que le nom suffit à lui même pour confirmer une origine ethnique ?

Je pense depuis quelques temps à faire un test A.D.N. et je n'avais jamais réellement vu un résultat aussi bien fourni que celui de Josselin Le Gall sur son blog tout récent. J'ai trouvé son blog par la recherche des noms Le Gall et Kergall sur Google, je pensais faire le test pour croiser mes résultats avec les siens, ce sont mes grand-mères qui sont porteuses du nom, donc c'est impossible de croiser les données (elles n'ont pas de chromosomes Y). Tant pis, j'ai commandé le kit de 23andMe comme celui de Josselin (voir son site pour les détails), je dirai qu'il m'a un peu influencé pourtant je sais très bien que les résultats ne donnent pas les périodes exactes avec les lieux de mes ancêtres comme donnent les registres ou les recensements, la science n'arrive pas encore jusque là mais elle pourrait aider mes descendants d'affiner leurs recherches s'ils ont le goût de continuer avec les moyens qu'ils auront à leur disposition, mais je connaitrai globalement l'origine de mon aïeul et de ses racines, c'est ce qui m'importe.

Rendez-vous dans quelques semaines avec les résultats.

  Et vous, êtes-vous intéressé par un test A.D.N. ? Avez-vous fait un test A.D.N. ?

 

Mon mai 68

Imprimer

Mon mai 68

 

Article écrit pour le #geneatheme d'octobre 2013 : En Octobre les photos se racontent. j'ai choisi une photo de moi enfant datée de mai 1968 qui était assez abîmée et que j'ai restaurée, je la trouve assez marante avec cet air coquin (je ne suis pas le seul à le penser) et me rappelle mon enfance à Auray (Morbihan). Voici ce qu'elle raconte :

 

(Photo personnelle : Hervé en mai 68 )

" Monsieur le photographe essaie de me faire rire, mais non, regarde bien monsieur le photographe je ne rigole pas parce je n'ai pas envie ! Si tu penses qu'à mon âge j'ai la vie facile...

Ma mère se lève très tôt pour aller chercher le poisson frais à la criée, elle est commerçante et elle tient la poissonnerie en face de la gare d'Auray. C'est une nounou qui s'occupe de moi et de ma sœur et comme je vais avoir trois ans je dois maintenant m'habiller tout seul le matin. À l'école maternelle c'est la fin de l'année scolaire, c'est un peu plus relaxe mais il a fallu bien se tenir toute l'année, apprendre à jouer avec les autres et apprendre à parler, c'était tout un exercice ! Je revoie ma mère le soir à la sortie de la maternelle et pour le souper.

Mon père est absent très longtemps, il travaille sur les gros bateaux de commerce et traverse les sept mers, il envoie souvent des cartes postales couleurs lors de ses escales, il devrait rentrer pour noël cette année sinon on va le rejoindre sur son bateau à Rouen, ou à Dunkerque, et passer la fête avec lui. J'aime aller sur son bateau, il est immense et il y a des cachettes partout.

 

(Photos personnelles : papa et maman)

Ma mère commence à nous parler du centre aéré car elle travaille aussi cet été, il restera le dimanche pour aller à la plage à Quiberon, c'est là que ma grand-mère maternelle habite. C'est là-bas qu'on va habiter car mon père veut faire construire une maison et ma mère arrêtera de travailler, enfin ! Elle aura le temps de s'occuper de nous, car le seul moment agréable que j'ai c'est de regarder nounours avant de me coucher !

Alors tu vois monsieur le photographe, je suis révolté ! "

 

  Et vous, quelle est votre photo #geneatheme ?

 

Mononcle Louis Cyr est le plus fort du monde !

Imprimer

Mononcle Louis Cyr est le plus fort du monde !

 

 

Louis Cyr

Cyprien-Noé Cyr dit Louis Cyr, ouvrier agricole, bûcheron, haltérophile, policier et athlète d’exhibition, né le 10 octobre 1863 à Saint-Cyprien (Napierville, Québec), deuxième des 17 enfants de Pierre Cyr, bûcheron et cultivateur, et de Philomène Berger ; le 16 janvier 1882, il épousa à Saint-Jean-de-Matha (Québec), Mélina Comtois, et ils eurent une fille et un fils, qui mourut en bas âge ; décédé le 10 novembre 1912 à Montréal et inhumé le 14 à Saint-Jean-de-Matha.

Entrée de Saint-Cyprien-de-Napierville

Louis Cyr est de descendance acadienne, son aïeul Louis Cyr est né vers 1685 à Saint-Éloy (Dunkerque, France) et marié à Grand-Pré (Acadie) avec marie-Joseph Michel le 23 mai 1712. Source : Nos Origines.

On ne présente plus Louis Cyr par ses exploits, il a d'ailleurs contribué à faire connaître la force et le caractère québécois aux U.S.A. et au Canada anglais.

Il est en tête d'affiche au cinéma et Jean-Pierre Ferland lui a consacré une belle ballade il y a bien longtemps !

Auteur, compositeur, interprète : Jean-Pierre  Ferland
Titre : Louis Cyr - 1966

 M'écouteriez-vous si je vous disais qu'il était plus fort qu'une paire de taureaux
 Qu'il venait à bout quand il le voulait d'un cheval sans licou lancé au galop
 Qu'il croquait du verre sans cracher du sang
 Qu'il pouvait lever de terre un char de ciment, Louis Cyr
 
 Et me croiriez-vous si je vous disais qu'il crevait un loup avec une seule main
 Qu'il tirait un train comme je lève un sou, qu'il plantait un clou avec un coup de poing
 Qu'il cassait une chaîne rien qu'en s'étirant
 Qu'il couchait un chêne comme on couche un enfant, Louis Cyr

 Et me croiriez-vous si je vous disais qu'il levait vingt taupins sans forcer des reins
 Heureusement pour nous y se battait jamais, on rentrait chez nous quand ça y'arrivait
 Qu'une main dans sa poche et d'un bon coup de genou
 Il faisait d'une roche deux petits tas de cailloux, Louis Cyr

 Et me croiriez-vous si je vous disais qu'il est mort pourtant un si beau géant
 Vous ne me croiriez pas si je vous racontais qu'il est mort un jour d'un chagrin d'amour
 Pour une demoiselle grande comme un pommier
 Qu'était même pas belle, un pommier de l'année, Louis Cyr

 

 

L'acteur Antoine Bertrand qui joue le rôle de Louis Cyr n'est pas en reste, il incarne tout à fait le personnage, aurait-il des points communs avec Louis Cyr ? Réponse, oui, il y a en au moins un : ils ont un ancêtre commun et non des moindre, il s'agit de Zacharie Cloutier ! Un autre homme fort, maître charpentier qui a contribué à la fondation du Québec.

Quel rapport avec ma généalogie familiale ? Et bien Chloé, ma fille, est descendante de Zacharie Cloutier à la même génération qu'Antoine Bertrand, Louic Cyr étant trois générations plus tôt, c'est pourquoi je me suis permis de l'appeler mononcle.

 

 

(Note : Je n'ai mis qu'une seule branche de Zacharie Cloutier vers Chloé pour faciliter la lecture)

Tout comme Chloé, Louis Cyr est mononcle de Madonna, de Céline Dion, de Camilla Shand, d'Angelina Joliede Jack Kerouac,et de Diane Tell.

Du Perche à Bay City  Du Perche à Repentigny  Du Perche à la Cour d'Angleterre  Du Perche à Hollywood     

  Et vous, Louis Cyr est-il vot' mononcle ?

 

ChallengeAZ 2014

Le ChallengeAZ 2014 est annoncé pour juin 2014, en patientant vous pouvez toujours aller lire les articles de celui de 2013, ou mes articles.

Que se passe-t-il en juin ?

C'est le ChallengeAZ : un article par jour de A à Z. Une cinquantaine de généablogueurs se sont lancé cette année que vous pouvez suivre avec Evernote.

GeneaBloggers