Hier c'est de l'histoire
Demain est un mystère
Aujourd'hui est un cadeau
C'est pourquoi on l'appelle Présent

Jdan Noritiov

 

Boulangers et bouchers en Nouvelle-France

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Les ancêtres boulangers

Les boulangers font parti des quelques professions couramment rencontrées à l'arrivée des premiers colons au même titre que les tailleurs de pierres, les menuisiers, les meuniers et les forgerons lorsque les villes commençaient à se développer.

(Source The Canadian Encyclopedia - Lewis Parker)

Si le principe des seigneuries a très vite été adopté au début de la colonie, chacune d'elle possédait un moulin dont la cens était versée au seigneur du lieu. La plupart des familles y faisaient leur propre pain, principale nourriture avec les légumes et le poisson, la viande était plutôt rare. Les boulangers se trouvaient principalement dans les villes car les gens en ville n'avait pas le temps de s'occuper de cette tâche.

(Four de la maison Drouin - Ile-d'Orléans)

Les maisons en campagne avait alors un grand four à huche et il était allumé pour faire une grande quantité de pains à la fois, on les appelait le pain de ménage, d'ailleurs ce terme existe encore de nos jours. Pendant l'été le pain était cuit à l'extérieur.

Parmi les ancêtres de Chloé, on en a seulement recensé 2 : 1 à la génération 12 sur les 709 ancêtres distincts, et 1 à la génération sur les 978 ancêtres distincts. Ces deux individus représentent bien le ratio des gens de cette professions par rapport aux autres.

Christophe CREVIER - (Génération 13 - SOSA 6500 & 6728), originaire de Rouen né le 17 février 1611 et se maria se marie avec Jeanne Evard en 1633. Il émigra vers 1649 et . Il décède le 1 décembre 1662 Trois-Rivières (Québec).

François FLEURY dit MITRON - (Génération 12 - SOSA 3520 & 3388), originaire de Nanterre né vers 1631. Il se maria avec Anne Nicola vers 1670 à Saint-Augustin-de-Desmaures (Québec). Il décède vers 1687 1688.

Les ancêtres bouchers

Au cours du Régime français, les bouchers ne sont jamais nombreux. À Québec, par exemple, en 1666, on compte neuf bouchers pour une population de 550 habitants. Cinquante ans plus tard, on en dénombre seulement quatre pour une population de 1574 habitants.* Plusieurs raisons expliquent cette situation. D’abord, jusqu’à la fin du 17e siècle, les animaux d’élevage sont rares en Nouvelle-France. Les bœufs, les moutons, les porcs et les poulets sont importés de la mère patrie; il faut donc attendre quelques années avant que leurs petits soient suffisamment nombreux pour faire boucherie. De plus, au début de la colonisation, la culture des plantes fourragères est insuffisante; la menace iroquoise empêche de s’attarder à la culture des champs. Enfin, les colons ont l’habitude de tuer eux-mêmes leur bétail. Les premiers bouchers ont donc peu de pain sur la planche. (Source : © Maison Saint-Gabriel-2006 - Reproduction autorisée avec mention de la source).

Des animaux arrivent de France dès les premières tentatives d’établissement. En 1541, Jacques Cartier amène avec lui bovins, chèvres et porcs en vue d’en faire l’élevage dans la colonie de Cap-Rouge. Au début du XVIIe siècle, à la ferme de Champlain au Cap-Tourmente, qui sert de « réserve alimentaire » de l’Habitation et du fort Saint-Louis, on élève bovins et porcs. À la fin du Régime français, cette ferme comprend plus de 130 bêtes à cornes, une dizaine de chevaux, près d’une vingtaine de moutons et de brebis, une quarantaine de poules, et quelques dindes et canards. Elle est alors l’une des plus importantes fermes de la colonie. Durant tout le Régime français, le bovin représente la plus large part du bétail de ferme. Viennent ensuite le porc puis le mouton, dont l’élevage connaît une progression constante. Il semble que les habitants préfèrent élever des moutons quand les fourrages manquent ou sur les sols pauvres, lorsqu’ils s’installent sur de nouveaux territoires. (Source © Musée canadien des civilisations)

Les premières fermes étaient composées de trois bâtiments regroupant les diverses familles animalières, elles étaient faites de bois et d'un toit de chaume. Le sol était battu pour ne pas y avoir d'herbage. Le tout était encerclé de hautes barricades de bois ronds pour éviter l'intrusion d'animaux sauvages (renards, ours) et d'éventuels pilleurs (voisins, indiens).

(Source : Place Royale Ferme de Cap Tourmente construite en 1626. Première exploitation agricole en Nouvelle-France)

Les troisième recensement en 1681 de la Nouvelle-France fait état des bêtes à cornes pour chaque famille, c'est ce qui a permis de déterminer leur richesse.

(Recensement de 1681)

Jean Dubuc 40 ; Françoise Larchevêque, sa femme, 40 ; enfants : Jean-(François) 14, Romain 9, Joseph 8, Marie(tAngélique) 4 ; 1 fusil ; : 1 bêtes à cornes ; 35 arpents en valeur.

Nicolas Silvestre 39 ; Barbe Neveu, sa femme, 29 ; enfants : Nicolas 12, Mairie 9, Louis 7, Pierre 5, Anne 2 ; 1 fusil ; 4 bêtes à cornes ; 20 arpents en valeur.

Parmi les ancêtres de Chloé, on a seulement recensé 3 bouchers reflétant le même ratio de cette profession que les boulangers.

Jean CHAPEAU - (Génération 12 - SOSA 3574) originaire de Pérignac né le 9 avril 1689 à Pérignac (16250) - Lage. Il se marie avec Marguerite Angélique PAQUET à Québec le 24 octobre 1713. Il décède le 1 août 1749 à Québec.

François COUTU - (Génération 11 - SOSA 1704) originaire de Corbie né vers 1649. Il se marie avec Louise LESIEGE à Lavaltrie (Québec) vers 1691. Il décède le 13 mai 1729 à Saint-Sulpice (Québec).

Jean MATHIEU - (Génération 12 & 13 - SOSA 3828 & 7162) originaire de Tapy, Montignac, Dordogne né vers 1640. Il se marie avec Anne LE TARTRE le mardi 19 novembre 1669 à Château-Richer (Québec) Il décède le mercredi 29 avril 1699, à l'âge de 59 ans environ, à L'Ange-Gardien.

  Et vous, apportez-vous une importance aux professions ?

 

 

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Commentaires   

 
0 #3 Hervé 02-04-2013 10:00
Merci Benoît et Selma.
Ça fait plaisir de lire de tels commentaires de bon matin.
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0 #2 selma cayol 02-04-2013 09:48
votre site est superbe et très bien illustré et surtout très instructif.

a la prochaine !
selma cayol
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0 #1 Benoît Petit 02-04-2013 08:48
Billet très intéressant que je vais m'empresser de faire suivre à mes lecteurs français et québecois :-)
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